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Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia

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Lola R. Baratte
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Clan ✢ : C'est à la meute St-John qu'elle jure fidélité, "adoptée" par la famille il y a un an de ça lorsqu'elle a mis les pieds à la Nouvelle-Orléans. xxx Lola est une louve.


Zone libre ✢ : Elle a un chien loup de compagnie, qui s'appelle Marley, le prochain s'appellera Bob, c'est évident... xxx C'est à "The Tavern" que vous la verrez derrière le bar, à servir des verres et gueule sur les clients trop chiants. xxx Elle aime les aiguilles et l'encre... Oui, elle est tatoueuse à côté, elle bosse au black mais rêve d'avoir son propre salon. xxx

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MessageSujet: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyDim 17 Mar 2019 - 16:19



« Marllllleyyy, vient faire un câlin à mamannnn !! »

Lola gueule à l’attention son chien-loup, qui ouvre à peine un œil pour regarder sa maîtresse. La belle soupire, lève les yeux au ciel et va le câliner, son gros animal poilu qui grogne de plaisir lorsqu’elle fourre ses doigts fins dans son poil épais. Marley passera la nuit seul à la maison, mais il en a l’habitude. Parce que Lola, comme bien souvent, travaille de nuit. En réalité, elle ne bosse pas à plein temps à la taverne et ses horaires sont changeants. Par chance, elle et Ronon, le patron, s’entendent plus que bien. Les autres collègues sont cools eux aussi. Et puis Lola, elle n’a pas de famille, pas de petit-ami ou de petite-amie qui pourrait l’attendre. Elle n’a pas de mioches non plus, parce qu’elle n’est absolument pas prête à ça. Lola, en dehors de sa meute et ses amis, elle n’a pas grand monde. Il faut dire qu’elle ne s’attache pas facilement et qu’il lui en faut du temps, pour se sentir réellement proche de quelqu’un. Alors non, travailler de nuit ça ne la dérange pas. Au contraire. Elle aime ça la nuit. Lola enfile ses Converses, attrape sa veste, son sac et claque la porte. C’est à pieds qu’elle se rend sur son lieu de travail qui n’est pas bien loin. À quelques rues à peine. Il faut dire que les Îles Vénetiennes ne sont pas super peuplées. Quatre-cent tête tout au plus. Mais Lola s’y sent bien, loin du bruit de la ville et de ses quartiers mouvementés. Et pas si loin que ça au final, parce que le quartier français se trouve à vingt minutes en voiture. Mais vivre ici, c’est être confronté aux éléments, aux inondations et aux dégâts qui vont de paire avec tout ça. Avec la meute, Lola aide souvent ceux qui sont dans la galère. Les Îles Vénetiennes, c’est, selon elle, comme un village dans la ville. Avec son ambiance et sa solidarité. Et puis elle est comme ça la belle, généreuse, toujours prête à aider.

Quand elle arrive dans le bar, les habitués sont déjà là. Il n’est même pas dix-huit heures, mais l’ambiance est déjà au rendez-vous. Toujours bon enfant, évidemment. Lola va saluer les clients, faire la bise à ses collègues. À l’arrière du bar, elle va ranger ses affaires dans son casier avant d’aller voir Ronon dans son bureau.

« Salut toi...» Dit-elle en passant la tête dans l’encadrement de la porte, attendant un signe de tête pour entrer dans le bureau. Le métamorphe réclame son câlin lorsqu’il l’attire sur ses genoux. « Journée de merde ?»

Et l’homme grogne dans son cou. « Journée de merde, ouais… Je t’attendais pour pouvoir y aller. Tu fermes le bar ce soir ? Y aura du monde avec toi. Kieran a entendu parler d’un loup qui rôderait dans le Bayou. »

Lola plisse les yeux, caressant machinalement la masse de cheveux de Ronon. Elle sent qu’il est agacé, énervé peut-être. Le clan St-John fait tout pour être discret et ne pas attirer les soupçons vers eux. Alors elle comprend qu’un intrus sur le territoire doit être à surveiller.

« Un nouveau méta ?»

Ronon hausse les épaules. Il n’en sait rien, même si cela semble évident au fond. Après l’étreinte, Ronon quitte les lieux et laisse Lola gérer le bar. Jamais seule, elle sait cependant se faire entendre. Et puis ici, tout le monde se respecte. Enfin, normalement. Parfois, l’alcool rend les gens cons et des nouveaux sont de passage dans le coin. C’est que la taverne s’est fait un nom depuis quelques années. Elle attire pas mal de métamorphes, mais tous ne sont pas aussi sympas que ceux du clan de Lola… Quelques Sorciers viennent aussi, mais pas de Vampires. Faut dire qu’ils ne s’entendent pas trop.

Une bonne heure s’est écoulée lorsqu’une nouvelle tête entre dans le bar. Lola est assez physionomiste et elle pourrait mettre sa main à couper qu’elle ne connaît pas la demoiselle qui vient d’entrer. D’ailleurs ça se voit de suite qu’elle est là pour la première fois… Suffit de voir son regard qui balaye la salle, observe les lieux, cherche un autre regard auquel s’accrocher. Et, quand c’est dans celui de Lola qu’il se plonge, la métisse lui adresse un sourire accueillant, rassurant. La miss dénote un peu ici, avec sa tenue vestimentaire. Mais Lola n’est pas du genre à juger. Chacun fait ce qu’il veut. Faut dire qu’elle serait mal placée pour critiquer. Elle change de style comme on change de chemise. En ce moment, ses cheveux sont noirs et tressés, tombent le long de son dos pour caresser la chute de ses reins. Son jean est troué et son débardeur blanc laisse apparaître un soutien-gorge noir. Et puis il y a ses lèvres, peintes d’un rouge vif, elle adore ça… Serviette à la main, elle vient nettoyer le comptoir devant la demoiselle, avant de déposer un dessous de verre et un petit pot avec quelques trucs à grignoter.

« Bienvenue à la Taverne ! Ici, tu pourras boire le meilleur Mint Julep de la Nouvelle-Orléans et manger les meilleurs Muffuletta du coin… Alors, qu’est-ce qu’jpeux te servir ? »

Lola est souriante. Toujours. Patiente aussi. Elle laisse sa cliente se décider et hoche la tête quand elle dévoile ce qu’elle désire. Et la barmaid s’active. Elle garde à l’œil quelques clients aussi, ceux qui lorgnent un peu trop sur les cuissots dévoilés de la jeune femme. D’ailleurs, au billard, des types commencent déjà à lever la voix.

« TED ! » Lola gueule. Sa voix résonne et les regards se tournent vers elle. Les serveuses sourient. Elles connaissent Lola, elles savent qu’elle n’a pas peur de ces hommes aux gros bras. « Tu vas baisser d’un ton TOUTTT DE SUIITTE ou mon pied va accompagner ton gros cul dehors ! Okay ?! »

Et les hommes se mettent à rire. La tension redescend presque immédiatement, faisant sourire Lola qui termine de préparer la boisson de la demoiselle.

« Et voilà miss, tu pourras payer plus tard… Dis-moi, t’es seule ici ou tu attends quelqu’un ?»

Lola se pose la question, parce qu’il faut bien avouer que les demoiselles, à moins d’être des habituées, ne viennent pas souvent seules ici...

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyDim 17 Mar 2019 - 21:23

Take a breath.
It's gonna be ok.

« « When I was a whore, the rain came down like it never did before. I'd pay good money not to be ignored. Then why am I a whore ? » »


Masse étendue entre les draps, ceux que je n’ai pas changés depuis des semaines ou des mois. Piaule ridicule dans cet immeuble bourré de ces gens qui jugent et montrent du doigt. La putain qu’ils épient à travers le judas et si vous leur demandez pourquoi ils vous répondront que c’est seulement pour s’assurer qu’elle ne rapporte pas de travail entre ces murs gras. Autour, il n’y a que le froid et que le vide. Que le tissu et les coussins bien empilés pour faire croire qu’il y a quelqu’un, que je ne suis pas seule. Mais la vérité, c’est que je suis seule. Je le suis depuis des années, je ne connais pas la chaleur d’un réveil langoureux et tendre, pas plus que je connais les attentions, celles qui n’attendent pas de moi un juste retour en nature. Ils ne sont que des numéros, tout juste des noms, jamais des visages. Ils sont des anonymes avec une histoire, le genre d’histoires qui ne me regarde pas et dont je me fous éperdument. Parfois, j’en ai marre. Parfois, j’aimerais qu’on me regarde. Qu’on me regarde vraiment, qu’on puisse voir au-delà de la robe trop courte et de mon décolleté. Ouais, je crois que parfois, j’ai envie d’exister pour quelqu’un. Mais ce quelqu’un est un mirage, n’existe pas. Alors je fixe le plafond de ce regard vide. Je me sens vide en dedans, attends qu’on me remplisse. De mots sales, de queues entre les cuisses. Il est encore trop tôt pour arpenter les rues. On y croise encore des bonnes femmes avec leurs mioches et il y a cette règle tacite, celle qui dit que si tu n’as pas ton trottoir alloué, tu dois attendre la nuit tombée pour faire ta traînée. Un soupir, un énième soupir en vérité. J’attends péniblement que le temps passe, que les secondes et les minutes s’égrainent. Plus que quelques heures, me dis-je.
Le téléphone vibre sur la table de chevet. Là, où s’entassent des mouchoirs usagés, des boîtes de capotes éventrées et des semaines de poussière. Le pouce glisse sur l’écran, voit s’afficher un numéro que j’ai appris à reconnaître sans pour autant lui donner un nom à ajouter à ma liste de contacts. Une liste vide, une liste qui ne contient que les numéros utiles, ceux que je n’aurais qu’à composer en cas de problèmes majeurs. Les flics ou les urgences. Je ne connais pas grand-chose de sa vie, sais qu’il est marié parce qu’il porte une bague à son doigt ; sais aussi qu’il aime boire jusqu’à plus soif, qu’il oublie sa harpie de femme entre mes cuisses. Il aime la belle lingerie, parce que contrairement aux autres, il prend le temps de la regarder. Il demande si je suis libre, comme si j’avais le choix de refuser, comme si j’étais capable de lui refuser alors qu’il est mon plus gros client. Il est bon payeur, allonge toujours quelques billets en plus. J’accepte, j’accepte comme à chaque fois qu’il me largue un message et je me prépare, ouais, je me prépare.

Repeindre les ongles, les faire sécher, enfiler une robe un peu trop courte. Ensemble en dentelle noir qui contraste avec la peau diaphane et un autre, moins onéreux pour l’après. L’après lui, l’après hôtel. Pour ces connards qui ne prennent pas le temps de mater, qui ne pensent qu’à rentabiliser l’heure pour laquelle ils me payent. Ceux-là, ils sont pressés et pressants, retirent à la hâte ou ne prennent même pas le temps de le faire. Le temps, c’est de l’argent et du plaisir à leur offrir. Les talons foulent le bitume, se frayent un chemin parmi la foule qui arpente les artères. Trogne planquée sous une épaisse capuche, les mains flanquées dans les poches, je déambule, me fous des regards qui scrutent et se retournent, ceux qui jugent et s’outrent. Taxi hélé qui m’amène au purgatoire ou tout simplement dans ce foutu bar. C’est humide et ça sent bizarre.
Ça se tait un peu, ça détourner la trogne et me reluque. Ça évalue la marchandise, ça siffle et ça reprend son rythme. Un soupir, exaspéré ; c’est que j’aurais préféré attendre confortable dans une piaule minable plutôt qu’ici, dans ce trou à rats qui schlingue. Les mirettes décortiquent l’environnement à la recherche d’une gueule familière dont je ne me souviens que vaguement les traits. Abandon total, la démarche chaloupée, je me radine devant la nana et ses longs cheveux noirs, pose mon cul sur un tabouret qui craque. Je l’écoute réciter ses paroles, le genre qu’elle doit servir aux nouveaux arrivants pour refourguer ses jus. Mais j’opte plutôt pour une vodka, transparente, dégoûtante, brûlante. J’ai appris à ne pas écouter les gens, ni les murmures, à les évincer de la boîte crânienne, eux et leur jugement et leur mépris, aussi. La surprise étire les traits enfantins quand elle se met à beugler, la barmaid, à l’intention d’un certain Ted. Ça étire un sourire, lorsque le type ferme sa bouche, qu’il retourne à sa partie sans se rebiffer. Ça rigole et ça braille et ça charrie. - Impressionnant que je lui lâche dans un sourire-grimace. Les traits ne sont pas habitués à sourire. - Merci, disons que j’attends quelqu’un. Un quelqu’un qui n’a pas de prénom et  tout juste une moitié de visage un peu flou à la mémoire. Je recule un peu lorsque le nase rencontre son odeur âcre. Putain, ce que tu sens mauvais ! Ça surprend l’autre qui voudrait gronder et se met à remuer sous le derme. Les mains sont planquées entre les cuisses et le minois se détourne comme pour oublier qu’on lui porte de l’attention.

Le verre est avalé cul-sec, puis un autre et encore un autre. Ça embrume les sens et efface la conscience. Il débarque au quatrième verre, mon client. Chemise boutonnée et cravate colorée, il glisse à mon flanc, sa main caresse et il embrasse ma joue, comme si nous étions amis et amants. - Cherry, tu m’as manqué. Il n’y a aucune réponse, pas même de sourire. C’est qu’il ne me paye pas pour que je les lui dise. Il commande un verre, de l’ambre qui lui permettra de déculpabiliser pour les heures à venir, quand il claquera ma croupe et la martèlera de ses coups de reins. - Tu as passé une bonne journée ? Risible attention. Il se heurte à nouveau au silence à la froideur de mes traits. Cinquième verre, il s’agace, le mâle. La paluche enserre le poignet, réclame une attention non méritée. Lippes serrées, il crache - parle-moi putain, Cherry, parle-moi ! Mais je ne suis pas Cherry, que j’ai envie de lui répondre d’un air calme et doux. Cherry, c’est la putain, celle que tu payes pour lui enfoncer ta queue entre les lèvres, celle à qui tu offres un supplément parce qu’elle ne te gratifie pas de faux-semblants. Pourquoi est-ce que ça changerait, maintenant ?
La mimine voudrait s’arracher de sa prise, y parvient dans un élan sauvage et un grondement rauque qui fait trembler la cage thoracique. Ça le surprend, ce crétin. J’imagine que sa journée a été mauvaise, qu’il pensait simplement se vider le crâne avec une bonne baise. Mais il a oublié qui j’étais, ce connard. Il a oublié que je ne l’aimais pas, que je tolère sa présence, seulement parce qu’il allonge les billets. Et moi je veux bien l’écouter parler ou chialer, une fois l’heure terminée, je m’en vais. Et tu as déjà perdu une demi-heure. il se lève, remet sa veste. - Où est-ce que tu vas ? demandé-je, innocemment. - Je me tire trouver une autre pute qu’il me crache, furieux.
C’est ma main qui achoppe la sienne, cette fois. - Non. Je crois que ça le fait rire. Rire jaune. - Comment ça, non ? J’fais encore ce que j’veux de mon blé. Je me redresse et lance - non, tu n’as pas compris. Tu peux partir, mais tu me dois cinquante dollars. Il se passe la main dans les cheveux, puis sur le visage, continue de rire comme si tout ceci était drôle. Mais ça ne semble amuser que toi. Il recule, j’avance, il veut fuir et je le suis. Alors il me pousse, comme si j’étais un parasite et ça fait quelque chose, là, dans la poitrine. Ce manque de considération qui flingue et grille les connectiques. Le grondement est bruyant, plus que je ne le voudrais. Et je ne me rends pas compte de la peau qui voudrait se déchirer, de l’autre qui ne demande qu’à dévorer l’imbécile.


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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyMer 20 Mar 2019 - 12:10



Elle sourit, Lola, quand la miss semble impressionnée par ses effets de voix et son autorité. En réalité, c’est juste que ces types respectent la barmaid et qu’ils savent que s’en prendre à elle, c’est avoir Ronon sur le dos, et Kieran aussi, le Chef du Clan St-John. Autant dire que personne ici n’en a envie. Et puis quand on grandit avec quatre grands frères au-dessus de soi, faut savoir se démerder et se défendre. Alors Lola, elle a dû apprendre. Apprendre à gueuler, à garder la tête haute et le regard sévère. Elle a appris à se montrer forte, persuasive, convaincante. Lola, elle n’a pas peur de ces types. Même si certains pourraient la mettre au tapis. Parce que Lola, elle a confiance en elle, en cette force qui fourmille en elle, en ces crocs qui poussent et ces griffes qui pourraient déchirer les chairs sans grande difficulté. Lola, elle sait qu’elle n’est pas sans défense. Et puis dans ce monde où les hommes sont souvent de grosses brutes, il faut savoir porter ses couilles sur la table. Ici, c’est sur le comptoir qu’elle porte les couilles invisibles qu’elle essaye d’avoir quand elle tape une bonne gueulante. Et c’est de la fierté qui l’envahi à chaque fois que les loubards se font petits. Pourtant, Lola n’est pas une bagarreuse. On pourrait même dire qu’elle évite ça et qu’elle ne s’est pas battue souvent dans sa vie. Mais elle n’en a pas peur. Quand le sang commencer à bouillir dans ses veines, il est préférable de ne pas trop insister. Heureusement, elle gère plutôt bien sa louve, ses transformations. Elle ne perd plus le contrôle depuis bien longtemps… « Tout est dans l’intonation» qu’elle lâche comme ça, en réponse au mot de la demoiselle qui avoue attendre quelqu’un. Y a clairement un truc qui dérange Lola, mais elle ne parvient pas à mettre le doigt dessus. Faut dire qu’elle ne sait pas lire dans les pensées, mais que sa Louve a un instinct un peu plus développé. Alors elle ressent des trucs. Comme le fait que c’est une métamorphe qu’elle sert en ce moment même. Mais de là à pouvoir dire de quelle race, il ne faut pas abuser non plus.

Lola garde la demoiselle à l’œil. Parce qu’elle attire les regards et forcément, les gros lourds aussi. Elle grogne parfois, lorsqu’elle voit un type s’approcher de trop près et elle ne dit rien quand elle ressert des verres à cette nana qui a l’air paumée. Et parce que Lola n’est pas du genre à poser des millions de questions, elle se contente de surveiller, de faire son job. L’alcool cool, les verres se remplissent. Certains se fracassent au sol. Faut à la nouvelle serveuse un peu gauche et impressionnée par les types qui fréquente cette taverne. Lola lève les yeux au ciel et soupire quand elle croise le regard confus de la serveuse en questions, quand elle se confond en excuses. « T’expliqueras à Ronon pourquoi y a encore du verre brisé dans la poubelle… » C’est que Lola, elle en a marre de couvrir la gamine qui n’est pas capable de porter son putain de plateau de verres. Elle est bien gentille la louve, mais il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin non plus. C’est qu’elle ment à Ronon en disant que la nouvelle fera ses progrès, alors qu’elle n’y croit pas une seule seconde. Cette fois, elle ne la couvrira pas. Et la gueule de la serveuse veut tout dire : elle a peur. Faut dire que Ronon, même s’il est adorable, il est du genre flippant.

La porte s’ouvre et se ferme sur des clients de passage. Celui qui rentre détonne un peu dans cet endroit où les gens ne portent pas de costume-cravate. Lola l’observe lorsqu’il s’approche et qu’il s’avance directement vers la miss qui patiente au bar. Du coin de l’œil, la barmaid observe le baiser posé sur la joue, le prénom murmuré qui, clairement n’est pas le vrai. Enfin… C’est ce que Lola imagine en tout cas. « Bonsoir, qu’est-ce que je peux vous servir ?» Elle scrute, Lola. Et elle sert le liquide ambré dans le verre qu’elle glisse vers le type. Elle reste à l’affût. Son instinct lui dit que les choses vont mal se passer, que quelque chose cloche dans tout ça. Faut pas être né de la dernière pluie pour comprendre que la miss se fait très certainement payer pour vendre son corps à des types qui ne manquent pas de fric. Et ça la dégoûte. Pas le fait que Cherry se vende. Mais que des types puisse payer sans gêne des nanas qui n’ont certainement pas grand-chose dans la vie. Et puis les mots s’élèvent, s’agacent un peu plus. Les types, autour, semblent sentir eux aussi l’agitation de celui qui n’a rien à faire ici. Cherry grogne et Lola plisse les yeux, essuyant un verre, adossée à son plan de travail. Elle observe, du coin de l’œil. Et les choses s’enveniment lorsque Monsieur Costume-Cravate se casse, retenu par la miss qui ne semble pas être du même avis. Le type rit. Mais Cherry n’a pas envie de plaisanter. La tension monte. Et dans le bar, l’ambiance commence à s’alourdir. Les lupins sentent leurs bêtes réagir à la colère frémissante.

Et ce type, il a un geste en trop. Un geste que, métamorphe ou pas, Lola ne peut accepter. On ne pousse pas une femme. On n'use pas de violence, aussi minime soit-elle. Ici, la baston n’est pas courante, parce que chacun se respecte. Ok, parfois, les coups pleuvent, mais sont bien vite stoppés par des carrures impressionnantes qui surveillent les lieux. Lola a à peine le temps de faire le tour de son bar, serviette lovée sur son épaule, qu’elle entend un nouveau grondement. Elle sent, cette électricité qui annonce une transformation imminente. Elle excite les animaux qui sont là et qui tournent le regard. Alors Lola, elle fonce, elle bouscule le type qui lui râle dessus. « Toi, vaudrais mieux que tu te la fermes. Tu lui files son fric et tu dégages ! » En réalité, Lola s’en moque un peu du fric. Ce qui compte, c’est que ce type-là est un humain et qu’il ne doit pas voir une métamorphe se transformer. Même si, à y réfléchir, il n’aura certainement pas l’occasion de raconter tout ça, avec une tête arrachée… Alors Lola, c’est vers Cherry qu’elle se tourne. « Pas ici. » Mais la bête ne répond pas. Elle a envie de déchirer les chairs, de briser les os, pour prendre sa forme la plus bestiale. Et ça, Lola ne peut pas laisser faire. Alors elle grogne un peu et attrape la main de Cherry. « Tu viens avec moi !» L’ordre claque. Elle peut beugler, chercher à se défendre, Lola s’en moque. C’est dehors qu’elle la traîne, derrière le bar, là où personne ne va. Là où les lampadaires clignotent et grincent. « Si tu veux te transformer, c’est maintenant, mais pas là-bas ! » Sa voix sonne à nouveau comme un ordre. Elle garde ses distances la louve, parce qu’elle sait qu’une transformation demande de la place et que la colère fait faire des trucs de fous. Elle se recule, parce qu’elle devra se transformer aussi, si l’autre vient à l’attaquer. « Respire. Calme toi. » Ou pète un câble, c’est toi qui voit... Et Lola, elle en oublie le type. Elle ne pense plus à lui, au fait qu’il n’est peut-être pas parti. Et se sont ses pas qui claquent sur le bitume, qui semblent approcher vers les deux femmes.


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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyLun 25 Mar 2019 - 16:09

Take a breath.
It's gonna be ok.

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Elle vibre sous le derme, l’autre ; je peux la sentir se muer, s’agiter, vouloir s’extraire de la carcasse pour mieux le becter. Et elle s’en fout, elle, des spectateurs, de ces autres qui nous regardent. De ces gens qui ne doivent pas savoir, pas connaître, pas imaginer, pas deviner. Ouais, elle s’en fout, ne cherche que le goût du sang dans le fond du gosier et de la chair entre les babines. Mais ça l’a fait taire dans un couinement quand la brune percute le type qui s’étale à son tour. Il râle et geint, crache même sur le plancher. C’est qu’il n’avait pas l’intention d’y laisser le moindre billet et qu’il se retrouve là, au beau milieu de ces types qui ont l’air louche et cette grognasse d’étrangère au teint bariolé qui vient le faire chier. Il réfléchit, sait qu’il ne peut pas se permettre de rentrer défiguré, sans quoi, sa femme se poserait un peu trop de questions sur cette fameuse réunion tardive. Lui, il voulait juste baiser et il se rend compte, ouais, qu’il aurait dû lui filer l’adresse d’un hôtel. C’est qu’il l’aime bien, Cherry, qu’il voulait lui causer, qu’elle voit en lui autre chose qu’un connard fini qui paye pour qu’on la pine. Alors il est prêt à abdiquer, fout la pogne dans le fond de sa poche, triture les contours de son portefeuille, mais ça cloche, ouais, ça cloche.
La brune me regarde, tente d’apaiser l’autre qui ne cherche qu’à éclater et terminer ce qu’elle fomente commencer : le massacrer. L’ordre claque entre les lippes, me fait gronder plus fort devant l’autre idiot qui ne sait plus s’il doit donner les billets ou s’enfuir. Elle achoppe le bras, le tire avec force pendant que je m’agite. Je crache un –lâche-moi ! Qu’elle n’écoute pas, la métisse. Je m’agite plus vigoureusement sans qu’elle ne cille ou ne relâche sa prise. Les doigts se font griffes et je ne comprends que par après, ouais, qu’elle sait ce que je suis. Et les mots n’arrêtent pas, ne font que pousser la rage qui implose. La chair se déchire autant que les frusques, les membres se déforment et se tordent dans des angles impossibles. Les os craquent et se soudent et craquent à nouveau. Mélodie macabre qui accompagne la transformation. Le nez s’allonge et devient museau et peu à peu, du chaos, naît l’autre. Le félin gronde, babines retroussées pour ne pas qu’elle s’approche, l’insolente qui a osé la déranger dans ses macabres convoitises. La panthère ne cherche pourtant pas à attaquer, préfère rugir plutôt que bondir, sans doute dans l’espoir de la voir plier l’échine. Puis le silence, ce silence qui s’étend, froid et sanglant. La trogne se tourne en direction de l’intrus qui avance lentement sans savoir qu’il vient probablement de signer son arrêt de mort.
Fragrance qu’elle reconnaît, la bête, pour l’avoir imprégné à sa mémoire tant de fois auparavant. Si les hommes n’ont pas de visages, tout juste une queue, elle se souvient pourtant, la putain, de l’odeur qu’ils dégagent entre ses cuisses, les mâles. Ça anime sa rage, fait taire sa raison, fait oublier les bonnes résolutions et la mort à ne pas donner. Sa gueule apparaît dans l’angle et il semble choquer, l’humain, peine à comprendre ce qui se trame devant ses mirettes. Il n’a même pas le temps de réagir que le félidé s’arrache au sol et bondit sur lui. La gueule béante s’ouvre, prête à planter ses crocs, mais ça claque dans le vide. Repoussée par la brune devenue louve, elle enrage, l’autre. La seconde attaque est contrée une nouvelle fois et c’est à présent vers la chienne qu’elle regarde, qu’elle rugit et retourne sa haine. Ça mord et ça grogne, ça pince et ça griffe. Combat ridicule qui fait oublier l’humain qui détale comme un lapin, emportant avec lui, la barbaque qui allait servir à remplir la panse. Et tout s’arrête quand la morsure de la louve se fait profonde au niveau de la patte. La panthère cesse, tourne et tourne sur elle-même avant de se coucher, lasse et fatiguée. La langue lape la patte qui crache son rouge. Elle lape et lape pour apaiser la tension qui palpite tout autour de la blessure. Douleur cuisante qui pousse le félin à se retrancher, à disparaître au profit de l’humaine qui lentement renaît. Là, sous le pelage qui s’écarte et retombe comme une seconde peau ; les os s’allongent et se reconstruisent. Nue sur le bitume, les dents claquent, me rappellent que j’ai froid. Insupportable douleur qui persiste entre les côtes, tiraille le dedans et le dehors. L’autre que j’exècre autant que j’envie. La morsure suinte, hémoglobine dégoulinant le long du bras formant sa mare carmine autour des doigts. J’ai envie de l’insulter, la chienne, n’en fais pourtant rien. Et maintenant que tu ne m’as pas laissé le bouffer, on va en faire quoi, de ce bout de poulet qui se dandine dans le bayou en hurlant partout ce qu’il a vu ? Tu aurais dû me laisser faire, qu’est-ce que tu t’en foutais de ce type ? Sous quel prétexte ? Parce qu’après, ça demande de récurer le sol avec de la javel et que ça te fait chier ?

Je ne la regarde pas, la brune. Celle qui a repris forme humaine bien plus vite que moi et qui ne semble pas souffrir le martyre. Je trouve ça injuste, pense que cela vient probablement de l’animal à défaut de comprendre ce que je suis et pourquoi je le suis. - T’es contente ? Il s’est barré, t’aurais dû me laisser faire, je suis même certaine que sa femme m’aurait remercié de le débarrasser d’une vermine pareille. Mais c’est faux, pas vrai ? Parce que sa femme, elle ne connaît pas le monstre avide de sexe qui vit avec elle, sous leur toit. Elle ne sait pas ce qu’il aime, ses pulsions secrètes. La vérité, c’est qu’elle ne le connaît pas, son mari. Elle ne le connaît pas aussi bien que moi, tu sais. Les hommes sont des mensonges, ils ne montrent que ce qu’ils veulent bien nous montrer.
Les excuses se coincent dans la gorge, ne veulent pas sortir d’entre les lippes. Elle saigne, elle aussi. Ouais, les griffes ont eu raison de sa chair qui en porte à présent les stigmates. La brune balance des fringues et j’imagine que c’est parce qu’elle veut que je me tire au plus vite sans faire de grabuges ou alors, elle présage que je vais traverser son établissement nue. Après tout, ne suis-je pas une pute qui n’a que faire de son corps. Peut-on même dire que c’est encore son corps ? Evidemment que oui. Il m’appartient et m’appartiendra toujours peu importe ce que j’en fais, peu importe que je le soumets à des choses intolérables. Il est à moi.
Je la mire, attrape le bandage que j’enroule autour de mon avant-bras. - Laisse-moi deviner… On va le chercher ?  Que je lui demande, désabusée, avant d’enchaîner - et bien sûr, je ne le mangerai pas. Même si l’envie sera probablement très grande.
S’absenter quelques minutes ou heures pour traquer un humain débile qui, effrayé, a préféré s’enfoncer droit dans les marais. Je crois que j’espère qu’il en crève, qu’il tombe sur une autre bestiole qui en fasse son quatre-heures même si je n’apprécie pas que l’on me vole ma nourriture. Humer l’air à la recherche de sa fragrance, celle que je connais beaucoup trop maintenant. Le silence est de rigueur pour tenter de percevoir les mouvements du type. - T’es certaine qu’on doit faire ça ? Il va bien réussir à se faire becter par un crocodile, non ? L’absence d’empathie se fait sentir, je crois que ça l’exaspère au possible, qu’elle regrette probablement de m’avoir traîné ici. Moi aussi, je crois que c’était une mauvaise idée. Pourtant les questions enflent sous la cabèche, toutes ces questions que j’ai envie de lui poser pour mieux comprendre. Ils sont beaucoup, comme toi, ici, à la Nouvelle-Orléans, planqués dans le Bayou ? Est-ce que tu as mal, toi aussi ? Est-ce que t’as l’impression d’en crever à chaque fois que l’autre prend ta place ?
Une branche craque. Je crois qu’on t’a retrouvé, connard et je n’ai toujours pas mes cinquante dollars.

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Lola R. Baratte
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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyMer 27 Mar 2019 - 18:17



Lola, elle pense avant tout à la sécurité des gens dans le bar qu’elle a un peu laissé à l’abandon. Même si la plupart des clients sont des surnaturels, il se peut qu’un ou deux soient de simples humains qui n’y connaissent rien. Un animal incontrôlable, c’est dangereux. Et puis en dehors de ça, Lola n’a pas envie de voir le bar sans dessus-dessous. Elle n’a pas envie de ramasser des bouts de verre ou des bouts de chairs. Le sang, c’est chiant à nettoyer… Et puis elle n’aime pas la mort, Lola. Tuer les humains, elle est contre. Dans sa famille, dans son premier clan, jamais qui que ce soit ne s’en serait pris à un autre être humain. Dans le clan St-John, c’est la même chose. Ils sont des loups, pas des monstres. S’ils veulent le goût du sang sur leurs babines, s’ils veulent planter leurs crocs dans une chair tendre, ils vont chasser dans le Bayou, s’en prendre à d’autres animaux. Mais pas les humains. Non, ça jamais… Exception faite avec les Vampires, mais là, c’est une autre histoire. Donc, non, Lola n’a pas fait attention à ce qui les entoure. Faut dire qu’elle se concentre sur la métamorphe en face d’elle, celle dont l’animal frétille sous le derme, prête à le déchirer pour revêtir sa parure sauvage. La louve reste sur ses gardes. Elle se méfie, elle reste à l’affût du moindre changement, pour pouvoir se transformer elle aussi. Et il ne faut pas beaucoup de temps pour que l’humaine à la jupe courte, se courbe sous le poids du changement que l’animal lui impose. Les ongles deviennent griffes alors que le poilu blanc s’installe entre deux os qui craquent pour se mouvoir. La violence de la transformation est palpable et Lola comprend que la miss est une sorte de novice, ou alors quelqu’un qui vit mal sa nature. La femme laisse donc place à une panthère des neiges, belle mais sauvage. Une bête aux babines tremblantes et baveuses, aux crocs qui brillent sous la lune. L’animal se méfie et Lola se prépare. Elle prépare son esprit à s’abandonner à une transformation qui sera rapide et douloureuse. Plus rapide que prévu d’ailleurs. Car derrière eux, les pas s’avancent et l’odeur de l’homme se fait sentir. « Fais chier, » qu’elle grogne entre ses dents. Pas le temps de réfléchir.

Lola se transforme. La douleur est évidente, frappante. L’échine se courbe et les os craquent. La transformation est rapide, parce qu’acceptée, maîtrisée. La louve, grise et blanche, a à peine le temps de reprendre ses esprits qu’elle voit déjà la panthère s’élancer pour bouffer sa proie. Et la louve bondit, percute l’animal. Lola ne contrôle pas l’esprit de sa Louve, mais toutes deux protègent leur territoire. La panthère est en colère et la Louve sur la défensive. Les corps se heurtent, les mâchoires claquent. La louve est experte, elle est habituée aux bagarres autant qu’aux chasses nocturnes dans les bois et le Bayou. La louve est douée, entraînée par des frères plus âgés et sans scrupules. La Louve mord, sans vouloir blesser. Mais l’autre est bien plus féroce, obligeant les crocs à s’enfoncer pour faire mal. Le goût du sang s’enfonce dans la gueule de la Louve. C’est donc les babines salies du liquide rougeâtre que la louve se redresse et fixe la panthère qui se recule. Elle lèche sa patte blessée sous le regard de celle qui reprend sa forme humaine. Lola intériorise la douleur de la transformation, trop rapide. Les derniers os craquent et les deux femmes se retrouvent nues à l’arrière du bar. Putain de soirée de merde. Lola, d’un coup d’œil, réalise que sa Louve n’a vraiment pas loupé la pauvrette. Elle saigne et il va falloir régler ça. Mais avant, un autre problème s’impose à elles : l’humain n’est pas là.

Lola ne dit rien, mais n’en pense pas moins. L’autre peut bien cracher sa colère ou son venin, elle s’en moque. C’est dans une sorte de poubelle spéciale qu’elle va fouiller. Le genre de truc qui sert aux métamorphe, avec des sacs de fringues et une trousse de secours. Parce que tous ici savent qu’ils peuvent venir se changer, se faire soigner. Surtout le clan. Alors Lola se prend des fringues et en balance à celle dont elle ne connaît toujours pas le nom. Elle lui balance un bandage, qui fera l’affaire, le temps de retrouver l’autre type. « Il y a une règle ici : on ne tue pas les humains. Qu’il soit con ou pas, on ne les bouffe pas. » Elle claque ça en enfilant des sous-vêtements propre, un jean, un débardeur. Les baskets ne tardent pas à s’enfiler à ses pieds. Et l’autre comprendre, évidemment, qu’elles n’en ont pas terminé. Pas si conne la panthère. « Évidemment qu’on va le chercher, ce con va s’enfoncer dans l’Bayou ! » Et le Bayou, il faut le connaître pour en sortir vivant, surtout quand la lune est déjà bien visible et que les humains ne voient pas à un mètre devant eux. Lola, elle n’a pas envie d’avoir la mort de ce type sur sa conscience. Qu’il se tape une pute, ne la regarde pas. Qu’il trompe sa femme, Lola s’en moque. Elle n’est pas là pour juger.

Alors les deux femmes s’embarquent dans les rues de l’île. Le Bayou est proche et elles finissent par vite atteindre les endroits les plus faciles à rejoindre pour un humain. Elle flaire, la belle, les odeurs de cet homme qu’elle a vaguement pu renifler. Et l’autre, qui en rajoute encore une couche, à croire qu’elle à l’empathie d’une huître. «  Ce type, qu’il trompe sa femme ou qu’il te paie pas assez cher, j’en ai rien à foutre. Il ne crèvera pas dans le Bayou parce que t’as pas su te maîtriser. Ce type, c’est ta responsabilité. Et crois moi, mieux vaut pas qu’il meurt, parce que mon Chef de Clan risque de ne pas apprécier. » Lola imagine déjà la tronche de Kieran s’il apprend qu’un humain a été découvert mort aussi près de son bar … Surtout s’il apprend que ce type était dans le bar de Ronon peu de temps avant… Non, Lola ne veut aucun des deux hommes sur le dos… Et puis une branche craque. Lola s’arrête et dresse son bras devant la miss. «  Le Bayou, c’est vraiment pas une bonne planque, tu sais… Ce serait con de finir bouffé par un alligator. » La respiration effrayée du type se fait entendre, s’il essaye de se cacher, il arrive surtout à se ramasser la gueule sur un gros tronc mort échoué au sol. Les filles peuvent l’entendre beugler, parce qu’il n’y voit rien et qu’il s’est certainement fait mal.

Lola s’avance pour l’aider, parce qu’il est hors de question qu’il crève, même en se fracassant le crâne contre un truc. Mais le type a peur, il essaye de reculer. Encore un peu et il se pisserait dessus. «  Ok, ça va, on se calme. On va pas te bouffer. Pas vrai ? » C’est à Cherry qu’elle demande ça. Autant pour rassurer le type que pour s’assurer que la panthère ne va pas resurgir. - A...Allez-vous-en ! Ne m’approchez pas !! Lola soupire. «  Tu disais pas ça quand tu voulais te la taper ! C’est pas parce qu’elle est un peu poilue parfois qu’il faut la traiter comme ça. Elle est canon quand même ! » En toutes circonstances, Lola essaye d’y mettre un peu d’humour. Sauf qu’elle n’est pas certaine que cela apaise la prostituée et son client en panique. - Je vais appeler la police, j’vous préviens ! Et Lola soupire, encore. «  Tu crois vraiment que quelqu’un va te croire mec ? Tu diras quoi ? Que t’as vu une barmaid et une pute se transformer en louve et en panthère ? Ils vont se foutre de ta gueule et te faire faire un tour en cellule de dégrisement ! Et ta femme ? Elle va divorcer parce que tu la trompes. Alors tu ferais mieux de pas te la ramener. » C’est pas qu’elle veut prendre la défense de la miss ou la protéger. C’est toute une communauté que Lola veut protéger. Elle ne fait pas ça pour que l’autre ait la conscience tranquille et pas de mort à son actif. Elle fait ça parce qu’elle tient trop à cette nouvelle vie qu’elle a réussi à se construire ici, à la Nouvelle-Orléans. Ce n'est pas un pauvre type qui va gâcher ça.

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptySam 6 Avr 2019 - 19:31

Take a breath.
It's gonna be ok.

« « When I was a whore, the rain came down like it never did before. I'd pay good money not to be ignored. Then why am I a whore ? » »


Les petons traînent, je me démène bien moins qu’elle pour retrouver l’imbécile qui a décidé de s’échapper de peur qu’on s’approche pour le becter. Et comme tu es vraiment, vraiment très malin, tu t’es dit que les marais, c’était ta meilleure option pour survivre… Sauf que c’est là où tu vas probablement y mourir, crétin. Si je m’en fous, ce n’est pas le cas de la nana qui m’accompagne ou plutôt, que j’accompagne. Les traits froissés, la mine inquiète, sa ritournelle concernant sa règle tourne dans ma cabèche. Ouais, elle assure, la brune qu’ici on ne doit pas tuer des humains même s’ils sont cons, surtout, s’ils sont cons. Je suis plutôt d’avis pour dire qu’il faudrait les tuer, qu’ils ne vont manquer à personne et qu’il faut bien becter. Pourtant, je ne dis rien, la laisse fureter à travers les bosquets quand je grogne parce que mes pattes s’enfoncent dans un truc un peu trop mou. J’ai eu le droit à un sermon, le genre chiant et inutile. Tu penses que ça va me faire changer d’avis sur eux ? Sur les humains ou les autres ? Tu crois que je me préoccupe de savoir si la viande est chaude ou froide lorsque mes crocs la percent ? Je me fous de ce qu’ils sont. Tout ce que je sais, c’est que si je grogne, c’est qu’ils enfreignent les règles du jeu. De mon jeu. Alors ce type, ce n’est pas ma responsabilité. Ce type, c’est juste un connard qui ne mérite même pas qu’on le cherche. Et ton chef, il n’aura rien à dire s’il retrouve des bouts de barbaque qui flottent dans le Bayou. Parce que personne sauf toi et moi sauront ce qu’il s’y est passé. Mais peut-être que t’es qu’une balance ? La gueule toujours fermée pour ne pas la contredire, pour ne pas lui expliquer ce que j’en pense et combien je m’en fous, de son règlement à la con. Je me renfrogne, sais qu’il n’est pas loin, l’humain. Parce qu’il schlingue la peur, il schlingue la sueur.
La louve tente de parler, de le rassurer et l’autre ne fait que prendre peur, reculer, tomber, beugler et chouiner. Les yeux se lèvent au ciel, il m’exaspère. Elle, elle trouve la patience inhumaine de le calmer jusqu’à ce qu’il arrive à l’agacer. Tu vois, quand je te disais qu’il valait mieux le bouffer ou le laisser se faire dévorer par un alligator… Je te donne dix minutes pour changer d’avis et reconsidérer ma position.
Il parle de police et ça m’étire un sourire, t’es trop prévisible. J’ai juste les bras croisés, la gueule fermée et cet air de ne pas y toucher. Je pense qu’il faudrait le cogner, lui racler la gueule contre un mur de briques, lui faire tellement peur que jamais, non, jamais il n’oserait ouvrir sa grande bouche de suceuse. Tu sais ce qu’il aime, le type que tu protèges ? Il aime ça, crever entre mes doigts, ceux qui se serrent autour de sa gorge jusqu’à ce qu'il se colore de rouge et de violet. Alors au fond, peut-être qu’il n’attend que ça. Que toi et moi en train de lui filer une bonne correction. On partagera les dollars si tu veux, ces types-là, ils payent pour se faire cogner et enculer.
Contre toute attente, y a sa langue qui claque sur son palais, des mots piquants qui s’extraient de son gosier. Ça me surprend assez pour la regarder, la miss, pour penser que finalement, t’es peut-être pas le dalaï-lama. De toute évidence, elle a beaucoup à perdre, la demoiselle, pour ainsi se fermer et répliquer. –Elle n’a pas tort. Tu vas juste passer pour un alcoolique ou un illuminé. Alors tu vas réfléchir à sa proposition, parce que la mienne, c’est de te mettre en pièces, donc essaye de ne pas lui faire perdre son temps puisqu’elle croit en toi, elle.
Les sourcils se froncent, ses orbes naviguent entre les miennes et les siennes, comme s’il cherchait à démêler le vrai du faux. Je crois qu’il devient livide et qu’il se pisse dessus cette fois, vraiment. L’odeur d’urine percute les naseaux et me fait reculer. –Putain ! Que je crache, énervée.
Finalement, il accepte, se dresse sur ses cannes qui flagellent. On sort de là, lui entre nous. Une pour ouvrir le chemin et l’autre qui surveille pour ne pas qu’il s’échappe. Évidemment, ce n’est pas moi qui le surveille. Je crois qu’elle a dû se douter que j’allais l’emmerder ou continuer de le terrifier pour voir s’il pouvait aller jusqu’à se chier dessus, le glandu. On avance et je ronchonne et je grogne. Ça l’empêche parfois d’avancer, il hésite même à se tirer. Le temps s’étire et s’allonge. Je suis certaine qu’on est passé par là à l’allée, alors pourquoi on n’est pas encore arrivés ? ça me turlupine, me fait flairer l’air pour ne trouver que les fragrances fétides des marais. Je m’arrête, le type me rentre dans le dos, je le pousse un peu nerveusement. –Je crois qu’on tourne en rond, que je lâche finalement, plus calme que n’a pu le laisser paraître mon geste.

Elle, elle connaît l’endroit, alors elle passe devant et je reste sagement derrière en reniflant les emmerdes. C’est toujours comme ça que ça se termine, quand tu ne retrouves pas ton chemin et que la merde te colle au train. On tourne et vire une bonne demi-heure et toujours pas de traces de ruelles ou de bar ou que sais-je encore. –Je crois qu’on peut dire qu’on est paumés. Le gars s’insurge, fait son cabri, devient tout rouge puis vitreux. –Comment ça, on est paumés ? Paumés, comme paumés, genre paumés-paumés ? Je le mire, soupire. –Non, paumés comme dans tout va bien… Bah ouais paumés ça veut bien dire ce que ça veut dire, putain ! Le grand con gesticule, porte les paumes à sa tête de peur qu’elle s’échappe, peut-être. Il fait les cent pas, répète –olala, ma femme va me tuer, ça c’est sûr, elle va me tuer. Rictus qui déforme mes babines quand je me retiens de lui dire tu devrais plutôt avoir peur de finir en casse-dalle pour métamorphes affamées si j’étais toi. Imagine, on ne retrouve pas notre chemin et on a faim ?
Il pose son derche dans une flaque de vase, je m’avance pour rejoindre la fille, voudrais oublier l’existence de ce rat qui se ronge les ongles à l’idée de devoir inventer une connerie à raconter à sa femme pour expliquer qu’il rentre tard. –Je voudrais pas te faire croire que je panique, mais j’en suis pas loin, tu vois. Pourquoi on ne trouve pas la sortie ? Je veux dire, t’avais l’air de connaître ton chemin alors… -Je vais mourir, que commence à sangloter, l’autre tafiole. Un soupir. –Ta gueule, que j’aboie. J’ai envie de te crever les yeux, tu pourrais faire semblant d’être viril pendant quelques minutes, merde. Le débile glisse à cause de la vase et s’enfonce dans de la boue puante. Il se débat, encore et encore et… s’enfonce, encore et encore. Elle, elle est déjà prête à l’aider et moi, prête à le regarder se faire engloutir par une chiasse géante. Elle hurle pour que je me ramène et l’aide. Le débile enfonce ses doigts dans ses bras, s’accroche à ses fringues qui craquent. Je crois qu’il n’a pas compris le principe de ne pas bouger. Je la pousse un peu, la louve. –Laisse-moi faire. Ça pourrait sonner comme un laisse-moi faire, je vais le sortir de là, mais tout ce que je fais, c’est lui cingler la joue avec violence. Gros silence. Il ne bouge plus, le crétin, il me regarde même avec deux gros yeux globuleux. Maintenant qu’il ne s’enfonce plus à la vitesse de l’éclair, on va pouvoir réfléchir à un moyen de le sortir de là, même si reste persuader que le laisser se faire gober par un trou du cul géant, ça ne pourrait que nous laver les mains de certains problèmes. Je garde mes envies pour moi, presque certaine que la jeune femme ne va pas les apprécier. –Tu es certaine qu’on doit le garder, murmuré-je en tournant le dos au type. –Hey, hey les filles ! Les filles ! Je ne me retourne pas, commence à en avoir vraiment marre de l’entendre gémir sans être payée pour le supporter. –Les filles, y a ce truc, version sangsue géante et dégueulasse qui s’approche, ce serait sympa de me sortir de là ET VITE BORDEL DE MERDE ! Je pense ces hommes, toujours en train de faire du chichi pour pas-grand-chose et quand je vois le merdier type limace aussi grosse qu'un clébard, une gueule béante avec des milliers de petites dents, je pense plutôt oh bordel, on a un vrai problème. –Et là, le laisser, non, c’est toujours pas une option ? Que je souffle à ma partenaire de galère. Si tu veux mon avis, c’est déjà cuit pour lui, mais si t’insistes…

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyMar 9 Avr 2019 - 9:55



Tuer des innocents, ce n’est pas dans les principes de Lola. Elle règle les choses, parfois à coups-de-poing, mais elle ne les règle jamais dans la mort. Faut dire que la belle, même si elle n’a pas la carrure d’un homme, elle sait se battre. Avoir trois frères aînés, faut dire que ça aide, surtout quand ces derniers aimaient l’emmerder du temps de leur enfance. Et puis, vivre en meute, avec d’autres loups, ça forge un caractère. Lola a vite appris à se défendre par bien des moyens et la bagarre en fait partie. Seulement, là, il n’est même pas question de se battre, parce que le type n’en mène pas large. Faut l’comprendre aussi. Après ce qu’il a vu, n’importe quel humain se serait chier dessus. Alors c’est vrai, Lola a de la patience, mais pas suffisamment pour supporter les jérémiades et les menaces. Ce type croit franchement pouvoir se pointer comme ça chez les flics ? Déjà, il faut qu’il sorte du Bayou vivant. Et ça c’est pas gagné ! Se perdre c’est facile, retrouver son chemin l’est vachement moi. Alors Lola perd un peu sa patience. Menacer toute une communauté surnaturelle, ça ne se fait pas. Du coup, la miss vient en renfort et soutien Lola… Enfin… À sa manière en tout cas. Parce qu’elle menace bien plus que la Louve. À croire qu’elles jouent au bon et au méchant flic lors d’un interrogatoire. Sauf qu’elles ne sont pas flics et qu’il s’agit surtout de sauver la peau d’un type qui ne mérite peut-être pas de crever. Peut-être... Le type semble hésiter et paniquer encore plus. Il doit se demander si Lola laissera Cherry le bouffer sans intervenir. Et, à défaut de se chier dessus, il se pisse dessus. Vraiment. L’odeur de pisse arrive bientôt aux narines qui se plissent de dégoût. « Oh, le con » lâche-t-elle presque en même temps que le juron de l’autre demoiselle. C’est con quand même, de se pisser dessus devant deux belles femmes. Con de vouloir jouer au bonhomme et de ne pas être capable de garder la tête haute… Et quand elle voit ça, Lola confirme que les humains, la plupart en tout cas, ne doivent rien savoir de l’existence des êtres surnaturels comme elles. Si encore la sorcellerie pourrait passer de nos jours, les gens qui se transforment en animaux finiraient dans des laboratoires ou des cirques… Allez savoir si ça n’existe pas déjà ! Raison de plus donc, pour que ce type ferme sa gueule.

« On bouge ! » Et le type fini par céder à l’ordre. « T’ouvres la marche, je surveille nos arrières… » En réalité, Lola n’a pas confiance et s’imagine bien que la miss ira emmerder son client voir le tuer. Sauf que Cherry ne connaît pas le Bayou. Pas comme Lola en tout cas. Et les voilà qui tournent en rond. C’est vrai que le Bayou, de nuit, c’est un vrai bordel sans nom, même pour la louve qui connaît pourtant le coin. Pas aussi bien que les autres membres de son clan, mais quand même. Note pour plus tard, : ne pas faire confiance à une novice pour retrouver un chemin. Lola soupire, grogne un peu, lorsque Cherry pense qu’elles sont perdues. Quelque chose cloche. Elle le sent. Lola ne se perd jamais ici. Les balades de nuit, elle en a l’habitude. Souvent, après son service, elle sort courir dans le Bayou, chasser une bestiole, profiter de la nuit et de son calme. Jamais elle ne s’est perdue. Alors pourquoi ça changerait maintenant ? La métisse passe devant, cherche à se repérer, ouvre ses sens et flair. Mais il n’y a que l’odeur de la vase qui lui chatouille les nasaux. C’est quoi ce bordel ? C’est qu’elle commencerait presque à paniquer, la belle. On n'est pas perdus ! Mais Cherry dit l’inverse. Lola s’arrête et se retourne vers les deux fardeaux qu’elle se trimballe. C’est qu’elle commence à regretter d’avoir voulu aider la demoiselle ; à regretter de ne pas l’avoir laissé bouffer ce pauvre type. « Mais non, ça va aller !» Au pire, ils grimperont dans un arbre et y passeront la nuit. Une fois le soleil levé, le Bayou devient tout de suite moins menaçant. Sauf que, vue la panique qui grandit chez le type, dormir ici ne sera certainement pas une option acceptable. Et Cherry semble paniquer un peu elle aussi. « On se calme, taisez-vous ! » Mais ça beugle, ça chouine et Lola n’arrive pas à se concentrer pour repérer les sons de la route, de la ville.

Lola ferme les yeux, écoute, mais rien ne vient en dehors des bruits du Bayou qui étrangement, se font assez rares. Pourquoi les animaux ne bougent pas, pourquoi elle n’entend rien à part le silence presque angoissant ? Y a un truc qui se trame, sa louve le sent et s’agite en elle. Mais Cherry vient l’interrompre, lui dire qu’elle flippe un peu. Et l’autre couillon qui ne se la ferme pas. « Ta gueule » qu’elle lance en même temps que sa congénère. Sauf qu’évidemment, les humains sont parfois vraiment stupides et ce débile parvient à s’enfoncer dans un marécage. Ce con s’enfonce et s’agite. Et plus il s’agite, plus il s’enfonce. Lola lève les yeux au ciel et se demande quand elle se réveillera de ce cauchemar. Et puis si c’est une blague, elle n’est franchement pas drôle ! Elle se précipite quand même, pour tenter d’aider ce type à sortir de là. « Mais arrête de bouger putain ! T’es con ou quoi. On t’a jamais dit de ne pas bouger dans un truc comme ça ?! » Mais il panique. « VIENS M’AIDER  !! » qu’elle gueule à l’autre demoiselle. Et c’est avec une grosse claque dans la tronche du type qu’elle aide. Et c’est radical. Le gars se calme. Lola approuve. Elle applaudirait presque tellement elle est impressionnée. Elles vont enfin pouvoir le sortir de là et rentrer. Enfin, ça, c’est dans les contes de fées. Parce que dans les films et les séries, ça ne s’arrête jamais aussi facilement. Y a toujours des emmerdes supplémentaires qui viennent se greffer à l’intrigue. « On le sort de là ! » Parce que c’est sur que Cherry, ça ne la dérangerait pas de laisser l’autre glandu dans sa vase. Glandu qui continue à gémir. « Oh ça va, on va te sortir de là ! » Enfin, c’est sans compter sur cette saloperie de bestiole sur laquelle Lola pose son regard. « Oh … bordel … de … merde … » Ses poils se hérissent et sa louve semble grogner à l’intérieur d’elle. Le danger est réel. Jamais Lola n’a vu un truc pareil.

Sauver l’humain ? Lola hésite. Et elle court vers lui. Elle tire sur lui, essaye de le sortir de là… Mais elle entend Cherry qui lui gueule dessus. La bestiole arrive. « Je suis désolée mec… le karma tout ça … » Lola se redresse et attrape la main de sa congénère. Et elle l’entraîne, dans une course folle. Derrière elles, le type hurle à s’en péter la voix. La bestiole finira par lui croquer la tête avant de partir à leur poursuite. C’est une course folle qui se joue dans le Bayou, entre les arbres et les ronces, à travers les cours d’eau. Et Lola semble se repérer dans cette galère. « Par là ! » Elle gueule, rattrape la main de Cherry. Plus loin, une cabane se dessine, celle où le clan à l’habitude de s’abriter, de se changer. Il y a bien des choses dans cette cabane… Il lui semble même qu’il y a un fusil. Les marches en bois usé grincent sous le poids pourtant léger des deux métamorphes. À bout de souffle, elles pénètrent dans la vieille cabane et la porte claque derrière elles. « Garde la porte … Je …. J’crois que y a un fusil ici … » Et Lola, fouille les affaires, y fout un bordel monstrueux. Dans la malle de Kieran, celle que personne n’ose toucher en temps normal, elle y trouve le fameux fusil chargé… « On va la butter cette saloperie !!» Dehors, la créature grimpe les marches. « Quand je te fais signe, tu ouvres la porte, je tire, et on se casse en courant !» Parce qu’il est hors de question de rester là à vérifier qu’elle aura bien tué la chose.

Le signe est donné, la porte s’ouvre sur la bestiole écœurante. Le coup de feu retentit et la créature gémit, tombe à la renverse. Comme convenu, il est hors de question de vérifier si elle est en vie. Fusil sur l’épaule, Lola reprend sa course avec Cherry à ses côtés. Mais elle le sent, que la chose n’est pas morte. Et elle sent, qu’elle n’est peut-être pas seule...

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyJeu 18 Avr 2019 - 20:56

Take a breath.
It's gonna be ok.

« « When I was a whore, the rain came down like it never did before. I'd pay good money not to be ignored. Then why am I a whore ? » »
Je pense qu’elle va enfin comprendre, la louve. Qu’elle va me dire, viens, on se tire et tant pis pour le débile. Mais non, rien de tout ça. Elle court vers lui et je commence vraiment à me dire qu’elle est complètement timbrée, cette fille. J’hésite à les abandonner tous les deux, après tout, j’ai jamais dit que je voulais crever pour la cause. Il paye bien et elle est bien gentille cette nana, mais je n'ai pas envie de me faire gober et digérer par cette saloperie. Je recule d’un pas, puis un autre à mesure que la monstruosité se déplace avec ses milliards de petites dents. –Oh putain, que je me contente de lâcher quand je la trouve beaucoup trop proche de nous. Ça semble lui mettre du plomb dans la cervelle à la barmaid. Elle parle de karma et le type n’en croit pas ses esgourdes. Il n’était déjà plus tellement coloré, mais là, il se décompose vitesse grand V en comprenant qu’on va lâchement l’abandonner. Il me regarde avec un peu d’espoir, je me contente de secouer les épaules. Désolée, ce n'était pas le bon jour pour toi, fallait garder ta queue dans le bedon de ta femme. Mauvais endroit, mauvais moment, tu saisis le concept. Elle achoppe la mimine et m’entraîne à travers les marais comme si elle en connaissait chaque putain de recoin. On peut entendre le connard hurler à s’en déchirer les cordes vocales et les cris disparaissent pour ne laisser place qu’à des gargarismes répugnants qui me filent aussitôt la gerbe. Ça résonne partout sur l’écorce des bois et donne la sensation de se perdre encore un peu plus. Je dois prendre une branche ou deux dans la gueule, ça me fait grogner, mais pas le temps de japper. Les godillots plein de flotte, ça pouitch-pouitch à chacun de nos pas. J’ai l’impression que c’est comme lui laisser des cailloux façon petit Poucet. On va se faire dévorer et crois-moi que je n’oublierai pas de te dire que c’est de ta faute, tout ça. Je ne sais pas depuis combien de temps on cavale, mais je sais que ça fait suffisamment longtemps pour que mes poumons se retrouvent en feu. Sa pogne en étau autour de ma menotte, elle tire et tire même si je trébuche à plusieurs reprises. Parfois, je pense qu’elle le fait exprès, que c’est comme pour me punir de l’avoir traîné jusqu’ici. Sauf que j’insiste, sauver l’humain, c’était ton idée, moi, j’avais juste envie de le manger. Regarde, maintenant on a le ventre vide toutes les deux et une bestiole qui, malgré son casse-dalle, semble avoir encore un petit creux. Une cabane se dessine au lointain, perdu entre les branchages morts, la mousse et le genêt. Les ronces nous forcent à faire un détour ou deux, mais c’est là, juste là. La porte s’ouvre sur un tas de poussière. Les toiles d’araignée ont élu domicile à chaque angle et recoin de la baraque. Je rate les premiers mots de la brune, me rattache à la suite du verbiage. Je bats des cils, fais probablement une tête de débile attends, quoi, qu’est-ce que tu viens de dire ? Mais je n’ai pas le temps de demander quoi que ce soit, elle fait un signe et comme je ne bouge pas, elle gueule et je m’exécute dans la seconde.
PAN.
Le coup est parti, la bestiole agonise sur le perron en faisant des petits cris ridicules. J’ai même pas le temps de boire un coup ou de pisser, qu’on doit déjà de nouveau se tirer. Mais les petits cris se transforment en quelque chose de plus profond, plus intense comme si elle hurlait à la mort. Je me retourne, la force à me relâcher pour constater que de la bedaine de la chose, là où les plombs ont fourragés la carcasse, des trucs en sortent. Ouais, comme des larves, pas bien grandes, mais qui grossissent et grossissent. –Ok, je crois que ce n’est pas comme ça qu’on doit s’en débarrasser, regarde putain, tu l’as juste aider à se… Multiplier ! J’ai envie de lui dire je pense qu’on est sacrément dans la merde, mais je crois que je n’ai même pas besoin d’ouvrir la bouche pour qu’elle le comprenne par elle-même. Moi, j’ai bien envie de rentrer chez moi, retirer les fringues poisseuses et surtout, putain, surtout, prendre une bonne douche. Ça pègue dans les pompes, je suis presque certaine de réussir à choper une mycose ou une connerie du genre.

C’est à ce moment précis qu’elle se met à réfléchir la brune. Je lui tire un peu sur le bras pour lui faire signe que ce n’est pas le moment d’agiter ses méninges, on pourra le faire quand on sera à l’abri, loin de ses trucs qui ne nous veulent probablement pas que du bien. Sans blague, regarde-les, on dirait des sangsues, mais en plus gros et plus dégueulasses. Je ne sais pas à quoi elle pense, miss charité. Probablement au fait que si on se casse, qu’on rejoint la ville et bien, on va ramener avec nous les copines de dark flubber et que ça va être la panique. Ouais, je le vois dans tes yeux que c’est à ça que tu penses, bordel. –Non, non et non, n’y pense même pas. Mais c’est trop tard, évidemment. On s’éloigne pour réfléchir, même si je ne suis pas persuadée que l’option rentrer à la maison ne soit pas la meilleure. Je frissonne, commence à trembler, la faute à la flotte et l’air humide. –Va falloir faire un feu sinon je vais me geler le cul et toi aussi puis peut-être que ça brûle bien ces saloperies de bestioles. Peut-être même que ça se mange, bien grillé, mais dans le doute, on va éviter. Je crois que je la fais chier jusqu’à ce qu’elle me cède, les bestioles ont la taille de petits lapins, ce qui devrait nous laisser un peu de répit. On pourrait aussi les écraser sous nos semelles, mais j’ai peur que ça se reproduise encore et encore. Le tas s’embrase, produit une fumée blanche et épaisse jusqu’à nous intoxiquer. Tousser, tousser encore et encore jusqu’à tomber.
Trou noir.
La conscience déglinguée, ouvrir les mirettes s’avère être un exploit à lui seul. Sous le front, une armée de nains semble fourrager la boîte crânienne. Il me faut plusieurs dizaines de secondes pour me souvenir. Flubber, le froid, le feu et la fumée. Je me retourne vivement pour retrouver ma pote de galère, le ventre… Rond. Elle était enceinte et j’ai rien vu ? Ça me fait tiquer, je me frotte les yeux, la regarde, réitère encore et encore, mais t’es toujours pleine à ras-le-bord. Instinctivement, je touche mon bedon, glisse la main sur le ventre plat. Ce ventre vide, si vide, partagée entre soulagement et frustration. Je la réveille, la belle au bois dormant, la secoue par l’épaule –Hey réveille-toi, j’ai pas envie que tu pondes ici.
Ce ici, d’ailleurs. Ce ici que je commence à regarder. Je pensais qu’il faisait nuit, mais il fait seulement noir, très noir. Ok, peut-être que le feu c’était une mauvaise idée et qu’on a eu le temps de se faire gober.

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyMer 1 Mai 2019 - 10:18



Lola est une fille de la ville. Elle n’est pas une baroudeuse expérimentée, même si elle a pas mal voyagé. Lola, c’est la fille qui sait se débrouiller par elle-même. Mais là, elle doit bien avouer qu’un peu d’aide aurait été la bienvenue. Parce que faut l’avouer, elles sont dans une merde pas possible. Kieran va la tuer, c’est certain. Enfin… À condition que la saloperie de bestiole ne soit pas venue à bout des deux métamorphes. Mais la louve n’a pas spécialement envie de crever cette nuit et elle fera tout pour que sa collègue de galère reste en vie elle aussi. Faut dire que dans sa tête, Lola a réussi son coup. Elle a tiré et touché. Game over ! … Sauf que non. Les bruits derrière elles se transforment en des hurlements intenses qui lui foutent la chair de poule. C’est sous l’insistance de Cherry, que Lola la relâche et s’arrête elle aussi. Sous leurs yeux, la bestiole dégueule des trous de balles des petites créatures dégoûtantes. « C’est quoi ce délire...» La belle ne comprend pas. Il faut dire que des trucs comme ça, elle n’en a jamais croisé auparavant. Pas même dans le Bayou. Et pourtant, elle y est souvent depuis qu’elle vit à la Nouvelle-Orléans. Pas une semaine ne passe sans qu’elle aille s’y dégourdir les pattes. Mais ça ? Nan, jamais. Surtout que ça lui colle presque la gerbe de voir ces petites choses s’échapper des trous laissés par les plombs. Et puis Lola comprend… Elle comprend qu’elles ne peuvent pas rentrer chez elle. Elle comprend que cette chose ou plutôt ces choses, ne vont pas se gêner pour les poursuivre jusqu’en ville et l’envahir. Ok, les Sorcières pourraient certainement anéantir ces trucs dégueulasses, mais dans le doute, elle ne préfère pas essayer. Alors, Lola cogite. Ce qui ne semble pas plaire à Cherry qui, loin de ressembler à Lola, doit certainement vouloir rentrer chez elle et se prendre un bon bain. « Viens » dit-elle en attrapant Cherry pour qu’elle la suive à nouveau. Elles doivent s’éloigner de cette chose, se foutre dans un coin où ces minis blubber ne pourront pas les attraper… C’est vrai que fuir serait peut-être une solution. Mais Lola ne fuit pas. Elle ne fuit plus. Elle l’a fait, à une époque, pour échapper à son deuil. Mais elle ne va pas fuir face à ces saloperies. « On ne peut pas laisser ces trucs arriver en ville. Toi t’en tapes peut-être, mais y a des gens qui risquent de crever à cause de nous. C’est aussi ta responsabilité ! La nôtre. Alors on trouve une solution. On règle le problème...» Et c’est pas en apportant le problème en ville qu’on va régler les choses

C’est Cherry qui a l’idée du feu. Faut dire que Lola est bien occupée à réfléchir au : comment tuer la saloperie de bestiole dégueulasse. Mais le feu, c’est bien. La nuit est humide, ça colle à la peau. Le feu les protégera autant du froid que des autres bestioles qui voudraient venir les emmerder. Alors elles ramassent et entassent des branches, petit bois, qui pourront suffisamment les tenir à l’abri des merdes qui grouillent dans le Bayou. Manquerait plus qu’elles tombent sur le ou la tueuse de métamorphes… Lola soupir quand ses doigts s’accrochent au bois. Faire un feu n’est pas la chose la plus facile du monde. Mais les braises commencent à se montrer et une fumée s’élève, doucement. « Putain… » qu’elle grogne en toussotant à cause de la fumée blanchâtre qui lui accroche les poumons. Et merde... C’est ce qu’elle se dit, quand elle sent qu’elle s’échappe, qu’elle tombe et heurte le sol.

Un grognement s’échappe des lèvres sèches de Lola lorsqu’elle se fait secouer. Elle réclamerait bien encore un peu de sommeil. Surtout qu’elle faisait de beaux rêves ! Mais quand elle ouvre les yeux, c’est pas sur un beau brun barbu, mais sur la miss dont elle peine à se souvenir. Les paupières clignent, quelques fois, avant que tout lui revienne à l’esprit. « Hein ? De quoi tu parles ?! » Et la main glisse, en même temps que le regard, sur son son ventre arrondit. Lola se lève d’un bond, effrayée. « Putain ! Putain c’est quoi ce délire !! » Et elle constate qu’elle est la seule, à être pleine à ras bord, prête à se faire exploser le jean et le bide. C’est la panique en elle, quand elle sent le truc bouger… « Ok, là j’ai plus du tout envie de plaisanter ! On rentre en ville, on trouve des Sorcières. ON ME SORT CETTE MERDE DU BIDE !!!! » Elle gueule Lola. Et sa voit semble s’écraser contre des murs, lui revenir en écho. Oui, c’est ça… Sa voix résonne autour d’elles. Et la belle comprend que quelque chose cloche vraiment. Y a un truc qui ne va pas, mais elle ne sait pas quoi. Parce que Lola n’y connaît rien en magie. Parce que ce Bayou, elle le connaît presque comme sa poche et n’y a jamais vu de telles merdes. Et puis, Lola a une idée… Selon elle, c’est l’idée du siècle. Elle se dit qu’en se transformant en Louve, ça changera peut-être la donne… Alors elle essaye. Elle se concentre. Et ça se voit. Elle se concentre si fort qu’on pourrait croire qu’elle a envie de chier… Mais non. « J’y arrive pas… J’arrive pas à me changer…. » Et là, c’est vraiment la panique. Parce que Lola n’est complète qu’en étant Louve. Elle ne se sent elle qu’en sentant cette part d’elle. Mais elle ne la sent pas. Comme si sa Louve s’était mise sur répondeur pour partir en vacances, laissant une pancarte ‘’Closed’’ sur la porte de son esprit.

À la place d’une transformation maîtrisée, Lola est prise de violentes douleurs au niveau de son ventre qui se déforme sous son haut. T-shirt qu’elle soulève pour laisser apercevoir des formes étranges sur sa peau. Et son cœur s’emballe. Au loin, un hurlement animal se fait entendre… « Je crois que maman vient chercher ses bébés... » Le regard est plein de panique. Une vraie panique. Et Lola déteste ça. Elle déteste l’idée de perdre le contrôle sur les choses. Il fait nuit noire ici. Heureusement, leur vue semble s’adapter doucement à l’obscurité. Des formes se dessine et, au loin, il lui semble voir une lueur qui scintille… Pas le choix. Elles doivent avancer. C’est hors de question de rester là. « A part nous foutre en pls et attendre que j’ponde… J’ai pas d’autres idées… On va voir ? » La question n’en est pas vraiment une. Elles n’ont pas d’autres solutions et Cherry doit certainement le savoir. Alors c’est vers cette lumière qu’elles avancent. Une lumière qui semble se déplacer, se mouvoir comme si elle était vivante. Et plus elles marchent, plus les contractions semblent s’intensifier. Putain non, ça sortira pas d’mon vagin cette merde !

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MessageSujet: Re: Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia Take a breath. It's gonna be ok. - ft. Nastia EmptyMar 21 Mai 2019 - 9:23

Take a breath.
It's gonna be ok.

« « When I was a whore, the rain came down like it never did before. I'd pay good money not to be ignored. Then why am I a whore ? » »
La peur serpente dans les boyaux. La fille secouée pour qu’elle s’éveille, pour ne pas être seule dans le cauchemar. Sous le front la panique, dans le bide, des nœuds, des tas de nœuds et d’entrelacs. Respire, Nastia, respire, ça va aller. Tu dois juste fermer les yeux et compter, à l’endroit ou à l’envers, tu comptes, ouais, tu comptes et après, après quand tu ouvriras les yeux, ce sera terminé. Il n’y aura plus les horreurs devant le nez. Alors je compte, je compte d’abord à l’endroit, jusqu’à dix puis vingt puis cinquante. Et je compte, un peu à l’envers, avant que la fille ne se réveille définitivement et qu’à son tour, ses yeux s’arrondissent sur la bedaine pleine. Pleine d’on ne sait quoi. Mouvement de recul. Elle beugle la chienne. Elle beugle que l’on doit retourner en ville pour trouver des sorcières. J’ai envie de lui dire tu vois, que j’avais raison depuis le début, mais tu préférais te la jouer superwoman. Regarde, maintenant, on est dans la merde, et toi t’es carrément en train de la couver, la merde. Si depuis le début on avait tué ce pauvre type, on en serait pas là l’une et l’autre, à courir dans une flore qui veut nous dévorer, voir une faune, parce qu’on ne sait absolument pas ce que c’est ! Je me contente de rouler des yeux et de soupirer quand je la vois tenter… Je ne sais pas justement ce qu’elle tente de faire. Je ne sais pas si elle a un pet coincé ou si elle veut pondre ses trucs tout de suite, quand bien même elle ne souhaite pas que ça sorte de son vagin. Mais tu sais, tout ce qui rentre, doit automatiquement ressortir un jour, il paraît. On t’a jamais appris ça ? Et je comprends par après, la transformation qu’elle n’arrive pas à faire. Alors j’essaye à mon tour, panique déjà à l’idée que ça ne fonctionne pas et… Et rien. La carne ne bouge pas, ne tremble même pas. Je dois avoir l’air aussi débile qu’elle à tenter la chose sans succès. –Moi non plus, que je lâche étrangement calme.
Parce que c’est étrange, étrange de ne pas sentir le fauve derrière les babines et les prunelles. Étrange qu’elle ne bondisse plus et qu’elle ne protège plus. Alors, alors la peur sinue jusqu’au myocarde, le retient prisonnier dans sa cage. Il se débat, violente le poitrail dans des boum-boum assourdissant qui me donne la sensation que je vais finir par le dégueuler. Le manque se fait sentir, le manque de quelque chose, de l’autre, d’elle. Je crois que je ne survivrai pas. J’ai envie de m’asseoir, de croiser les jambes et les bras et d’attendre. D’attendre la fin peut-être, ouais, sans doute. La plus combattive n’est plus là pour guider, ne reste que la fragilité et les peurs qui paralysent. Les prunelles se soulèvent, mirent la fille et ses cheveux ébène ; la fille et son ventre qui bouge. La lueur qu’elle veut rejoindre. Je grommelle, n’ai pas la moindre envie de me bouger le derche. C’est terminé, c’est tout. Autant l’accepter et tu sais quoi, je crois que ça me soulage ou que ça m’arrange. J’en ai marre d’arpenter ce monde de merde sans savoir ou aller ni quoi faire. Juste survivre. Mais je suis fatiguée de survivre, moi, tu comprends ? Fatiguée d’ouvrir les cuisses pour une poignée de dollars qui disparaîtront en fumée quelques heures plus tard. Je suis fatiguée d’avaler, pilules ou poudre pour voir les couleurs d’un monde qui me sont interdites. Je suis fatiguée, ouais. Fatiguée. La louve insiste tire sur le bras, force les guiboles à se mouvoir. Et marcher en grandes enjambées pour éviter les ronces qui se prélassent à nos pieds. Marcher encore, vers une lueur qui se déplace et nous nargue. –Ça doit être un piège, que je lance sans grande conviction. Mais la nana se tord, contraction plus violente que les autres. Ah non, non, non. Tu n’accouches de rien. Tu gardes ça sagement dans ton ventre. –Ferme les cuisses ! Judicieux conseil dont elle se fout. Elle a mal et ne pense sans doute qu’à me passer la tête dans un broyeur pour avoir osé dire pareille connerie. Je crois qu’elle n’a pas non plus envie que ça sorte. Je me mets à masser ses reins pour faire passer la douleur. Je ne sais pas si ça fonctionne, j’ai vu ça un jour, à la télévision. Je me demande vaguement si en lui mettant des coups de coude dans le ventre, ça peut tuer ce qui se trouve à l’intérieur, mais oublie l’idée dès qu’on se remet à marcher. La petite lumière se fout de notre gueule, disparaît dès qu’on s’est approchées un peu trop près. Puis plus rien. Rien que le noir absolu. Les mirettes peinent à s’habituer, mais y arrivent parfaitement, comme si le félin était toujours présent, quelque part. Tout ça n’a aucun sens, aucune foutue logique. Je pense, cherche un détail, un objet, un truc qui n’a rien à voir avec cette réalité. Trouve quelque chose qui n’est pas à sa place, qui ne devrait jamais être ici. Cherche putain, Nastia, cherche. Alors je furète un peu partout, pendant que ma comparse tente de survivre à ses contractions de plus en plus rapprochées. –On doit trouver la faille. Ça n’existe pas ici, ce n’est pas possible. Il doit y avoir quelque chose, une porte de sortie en forme d’objet ou je ne sais pas, mais quelque chose qui dénote de l’environnement. Je pense tout haut, continue de fouiller quand la menace se fait plus présente et oppressante.

Rien, je ne trouve rien. Je ne comprends pas, c’est comme ça que ça se passe normalement, dans les bouquins ou dans les séries télévisées, même dans les vidéos sur YouTube pour tenter de se sortir de ses cauchemars et focaliser sur autre chose. Mais c’est trop tard, la chose est là, elle se tait en voyant la brunette, range même sa rangée de petits crocs. Tu es sois sa mère, sois sa moitié, mais je crois que ce truc ne veut pas te faire de mal tant que tu porteras ses bébés. Ses petits yeux dégueulasses semblent s’adoucir. Le corps gras se ramolli, instant de presque tendresse. J’aurais pu me contenter de gagatiser devant cette scène. Seulement cette scène est hautement cradingue en réalité. La branche devient couteau entre les tiges et sans réfléchir, je me balance sous la chose, lui ouvre le bide. Les entrailles se déversent sur moi dans un mélange gélatineux, vert et puant. Je crois que je dégueule quand la chose beugle comme une petite vermine à l’agonie. Mais elle n’est pas seule à gueuler. La fille. La fille elle cri aussi. Son bide tranché d’où sorte quelques larves, aussi grosses qu’un poing. Je crois que je l’ai tué, je crois que je n’ai pas fait exprès. Je sors de ce tas de chiasse qui m’englue, tente de trouver son regard. –Hey, hey, ça va ? Evidemment qu’elle va bien, Nastia. Non, mais t’es conne ou quoi. C’est devenue une pondeuse et tu viens de lui faire une césarienne sans même la toucher. Comment tu veux qu’elle aille bien ? Les petites bestioles piaillent. Je retire mon tee-shirt, le fous en boule sur son ventre après m’être assurée que rien ne vive encore dedans. La lueur réapparaît, petite connasse de luciole. –Faut te lever, la lumière, il faut aller vers la lumière, c’est toi qui l’as dit. Moi, je ne suis plus trop sûre de rien. Et en tenant bien, tes intestins devraient rester à l’intérieur, non ?


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