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Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas

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Nicholas Austen
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MessageSujet: Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas EmptyVen 22 Mar 2019 - 20:23


❝ Neath the black,
the sky looks dead ❞
@NASTIA KRISTIANOV  & NICHOLAS AUSTEN



Magazine Street. Lieu où il s'était échoué, le fou, les cervicales gavées de toxines, turbines détraquées ne cessant de s'enrayer. Il avait déserté la fiesta pour s'acheter un paquet de clopes, et s'était éparpillé, à sillonner les charmilles sans se préoccuper où il mettait les pieds. Il aimait bien l'ivresse, Nicholas, mais n'aimait pas bavarder, ni le tumulte et les rires éraillés. Alors, il s'était trouvé un prétexte pour se tirer de la bringue, pour se carapater vite fait, sans faire de promesses. Elle était bonasse, Callista, et ses soirées étaient sympas, mais elle était trop attentionnée, trop encline à lui parler, de tout et de rien. J'veux pas parler. Quand on parle, on dit des conneries. On dit des choses qu'on regrette. Et moi, j'suis pas doué. Ce n'était pas son domaine, à lui, la causerie. Il n'avait rien à dire, rien à raconter, seulement de faux sourires à donner. Et qu'est-ce qu'il pouvait bien leur dire, à eux, ces gens trop radieux, sans qu'ils n'aient envie de prendre la tangente vers la sortie ? Rien... Il cesse son avancée, pose sa carcasse sur une banquette, et s'allume une clope.

La nuit. C'était parfait, ici. Plutôt tranquille, à l'exception de quelques badauds enivrés, et des catins à la jupette trop écourtée, au bustier excessivement échancré, se dandinant la croupe devant les mâles errants pour offrir une nuit de lubricité en échange de gains. À peine de quoi s'payer à bouffer. Il fume, le givré, s'encrasse les poumons, les prunelles mirant discrètement les quelques ribaudes s'étant agglutinées devant une échoppe de babioles inutiles, et bien que quelques unes avaient une silhouette agréable à toiser, aucune ne lui semblait attrayante. Y'a des hommes qui aiment c'paquet de maquillage sur vos binettes ? On dirait les poupées d'un cirque macabre. Aucune finesse, de la beauté souillée, selon lui. Et alors ? Alors, rien. Il s'en moquait, ne s'était pas ramener pour s'offrir une pute au minois si fardé qu'on croirait qu'elle n'a plus de traits, ni personnalité. Des poupées sans visage, ça m'dit rien. Ce n'était qu'un hasard s'il s'était retrouvé sur cette allée. L'errance d'un camé, sans but, sans destination. Et il devrait retourner à ses pénates plutôt que de flâner comme un perdu. J'devrais. Pourtant, son fion reste là où il est, les mirettes encore à reluquer les charmeuses de l'autre côté de la rue. J'ai pas envie d'retourner dans mon trou. C'est vide. Triste et laid. Y'a personne, personne comme moi pour comprendre. Il délire, Nick, comme souvent, comme toujours, et cherche sans savoir, sans comprendre le pourquoi...

Elle. La carcasse se redresse sur son assise lorsqu'une brunette apparaît à l'écart. Une prostituée, elle aussi. Une poupée avec un visage. Elle n'était pas comme les autres, n'avait pas la trogne barbouillée, ni les yeux cernés de khôl, et les cheveux emmêlés. Elle, était séduisante, avait des courbes aguichantes, une plastique avenante. Et tes yeux, ils sont là-bas, perdus ailleurs, loin d'ici. Tu veux pas attendre le prochain con... t'faire pilonner le fourreau, à faire semblant d'aimer, alors que ça t'donne envie d'gerber. Tout c'que tu veux, c'est t'barrer loin, jamais revenir. Tu devrais, c'est d'la merde, comme vie. Et la mienne aussi, c'est d'la merde. Le mégot est balancé plus loin tandis que le corps s'active, se dégage de son confort. Les échasses traversent l'artère, et se figent devant l'enjôleuse. Les paluches se planquent dans les poches du hoodie, et il renifle, la poudreuse lui raflant encore le nase. Les rétines la jaugent, à la fois présentes et perdues entre deux limbes.

« Hey... t'attends quelqu'un ? J'veux dire, tu serais dispo', maintenant ?... Tes copines, là-bas, aucune m'intéresse et... j'sais pas... toi t'es... j'en sais rien, j'te trouve... différente. »

L'inconfort le tiraille, puisqu'il n'avait jamais abordé une racoleuse auparavant. Il en avait niqué, des femmes, mais n'avait jamais payé pour tirer un coup. J'sais même pas si c'est vraiment c'que j'veux. Non, il ne savait pas, Nick, la cervelle trop paumée pour trouver les sens et les raisons de ses lubies spontanées.

« Si t'as pas envie, c'est pas grave... on peut... t'es pas obligée de retirer tes fringues, ni de faire des trucs que tu veux pas... moi j'veux juste... j'ai juste besoin d'compagnie pour cette nuit... que quelqu'un soit là, à côté d'moi... la proximité, tu comprends ? Et c'est toi, que j'veux. Parce que dans tes yeux, j'le vois. J'le vois que t'es comme moi. »

Il était persuadé qu'il avait raison, ou il était défoncé au point de s'imaginer qu'il parvenait à cerner l'âme d'une catin plantée sur un coin de bitume. Je l'ai vu, dans tes yeux. T'es pas bien dans ta peau. T'es bien nul part. J'le sais. Toi aussi, t'as envie d'être quelqu'un d'autre... ou de plus exister.


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MessageSujet: Re: Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas EmptyLun 25 Mar 2019 - 21:42

Neath the black, the sky looks dead

« Petite, t’as le sentiment d’être différente tu ne marches pas dans les clous, c’est peut être toi qui a raison et les autres qui sont fous. Après tout, qui créé les codes et les tabous, qui a dit ceux qui rentraient pas dans le cadre deviendrait rien du tout. Apprends à t’aimer toi, t’es quelqu’un de spécial, spécial c’est suffisant, pas besoin d’la jouer original. B. Pravi. »


Cauchemar.
Des images s’entassent au cortex, déglinguent les synapses, annihilent la conscience. Et se réveiller, chaque nuit, le souffle court dans des draps humides avec des visages qui n’ont pas de noms, des voix qui ne trouvent écho que dans le vide. Des fragments d’une vie, d’une autre vie, une que je ne connais pas, une qui m’a été retiré suite à un accident, je crois. Et elles tournent et virent, fragilisent le tangible qui s’émiette alors, pour me plonger encore et toujours dans le chaos de mes souvenirs. Je me souviens qu’il y fait froid, très froid, que les paysages sont si purs, si blancs. Je me souviens de l’odeur des camélias qui régnait tout autour puis rien, plus rien. Rien que le vide et le néant, que l’incompréhension et l’imbroglio de couleurs. Le réveil laisse un goût âpre dans la trachée. Je me lève, regarde par la petite lucarne qui me sert de fenêtre dans cet appartement à chier. Cibiche entre les lèvres, je les regarde vivre au-dehors quand je suis crevée de l’intérieur. Il fait déjà jour, le ciel est gris, aussi gris que mon humeur. Entre les cuisses, la douleur, celle laissée par ces hommes égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre plaisir. Et fumer, fumer en regardant la populace s’activer, se presser pour se rendre à un rendez-vous, au travail, voir un ami ou un amant ou peut-être un mari. Le monde se presse, ouais, et pourtant, rien ne tourne rond dans cette ville.
Le petit sachet trône dans un tiroir, entre culottes et strings et collants. Poudre blanche inhalée pour oublier le mal et les mâles. La drogue se colle au nase, distille son poison. Le corps s’allonge dans l’attente de l’après. L’après qui trouble la conscience et efface la souffrance et la raison. Les yeux roulent dans leur orbite et bientôt, ouais, bientôt, l’esprit se détache du corps. C’est comme flotter au-dessus de soi-même et ne plus rien ressentir, plus de poids, plus de douleur, plus rien. Les pensées ne heurtent plus la boîte crânienne et je me sens libre et apaisée. Ça fait oublier ce que je fous là, ce que je me fais, ce qu’ils me font. Ça fait oublier, ouais, que je ne sais pas qui je suis, que je ne sais pas ce que je fous ici. Ça fait oublier que je ne suis qu’une putain qui n’aime même pas ça, se faire baiser par des ratés. Alors j’oublie l’existence foireuse et merdique. J’oublie Nastia et Cherry. J’oublie l’autre. Je ne suis qu’un fil, qu’une poussière, qu’une infime particule de l’univers et je bouge, je bouge au rythme des courants d’air.
Et lentement, je me dépose, là, tout contre ce corps qui m’avale et me digère, qui me donne une place que j’exècre. Lentement, je redeviens elle ou bien moi, je ne sais plus très bien. J’ai plané durant des minutes ou des heures, oubliant tout jusqu’à ma propre existence. Et c’est douloureux, ouais, de se souvenir ce qu’on est et qui on est. C’est douloureux de se dire, qu’il faudra attendre encore un peu pour fuir cette réalité. À la nuit tombée, Cherry émerge. Derrière le vernis rouge qui déguise les ongles, derrière le mascara qui allonge et recourbe les cils, elle est là, Cherry. Elle avec ses lèvres au goût cerise. La robe noire est toujours trop courte, toujours trop moulante. Les cheveux ne sont pas arrangés et le reste du maquillage est oublié. Je n’ai pas la force, aujourd’hui, d’être une autre. Aujourd’hui, je voudrais me souvenir et fuir. M’en aller, partir loin, loin jusqu’à ne plus me souvenir de la Nouvelle-Orléans, des États-Unis. Mais pour faire quoi ? Pour devenir qui ? Tu n’es personne, Nastia. Tu n’es probablement même pas, Nastia. On t’a donné une identité juste pour te récupérer puis te vendre comme du bétail. Tu n’existes pas, pour personne. Tu n’as ni amis, ni amours, ni amants. Tu es seule, juste seule et parfois ça te pèse, comme aujourd’hui. Parfois, tu voudrais devenir quelqu’un, un quelqu’un qu’on ne payerait pas cette fois-ci, mais faut pas te leurrer. À force de montrer ton cul et tes guiboles, personne ne veut autre chose que te sauter.

Nouvelle clope pincée entre les lèvres, le manteau en fausse fourrure bien fermé, j’arpente les pavés, les ruelles et les venelles. Je traverse à la recherche d’un bout de trottoir non alloué, toujours plus loin que les vraies putains. L’une d’elle me repère, selon elle, je suis beaucoup trop près de sa zone et ça la dérange, ouais, ça la dérange que je vienne lui piquer son taff. – Barre-toi la blanche si tu veux pas que je t’éclate ta petite gueule de merdeuse. Et je ne dis rien, continue d’avancer, me fais pousser. Les genoux se choquent sur le bitume et s’éraflent, filent les collants. Et toujours ne rien dire, se relever, fermer son clapet pour ne pas s’attirer des emmerdes. Pourtant, ouais, pourtant, j’ai envie de lui éclater la face, laisser la marque de ses chicots sur le trottoir, lui bouffer un cuisseau, à cette connasse. Je ravale ma rancœur, me contente de migrer plus loin, de changer de quartier et tant pis pour les habitués. J’arrive à me faire une place dans un endroit pas trop dégueulasse. Et attendre, attendre toujours. Éconduire les premiers débiles, ceux qui sont là à cause d’un pari, parce qu’ils sont rincés et schlinguent l’alcool ou tout simplement des écervelés en manquent de sensations. Peu à peu, les clients se trouvent une place. Ça se faufile entre les cuisses contre de l’oseille, s’insinue entre les lèvres contre du pèze. Petit cachet coloré avalé tout rond pour faire taire les angoisses, pour gémir quand il n’y a aucune envie de simuler le plaisir. Ça vient colorer le monde si laid et si terne, ça vient ajouter quelques couleurs, des jolies, des flashy. J’arrive même à sourire à ces hommes qui ne sont rien, jamais rien. La peur, toujours, de s’attacher, d’espérer qu’ils regardent quand il n’y a rien à voir, finalement. Rien que du sale, de la crasse, rien qui les ferait rester. Qui resterait avec une putain, ouais, qui ? Personne.
Je délire, regarde au lointain, m’imagine ailleurs, au chaud, dans un recoin de canapé avec un mec et un clébard. Le cliché du couple presque parfait, les mouflets en moins, parce qu’ils ne peuvent pas se nicher dans un bedon saccagé. Et j’arrive à les envier, ces femmes, celles qui rentrent chez elles le soir, qui ont quelqu’un à qui parler, à qui raconter leur journée. Moi, j’ai rien, moi, j’ai personne si ce n’est ma putain d’ombre.
Le type s’avance, je le lorgne, décortique sa dégaine, jauge s’il est taré, bon à jeter ou assez potable pour me tirer. Et rien n’est dans le physique. J’ai envie de lui rire au nez, parce qu’il a l’air teubé. Si j’attends quelqu’un ? Ça ne se voit pas ? Tu crois que je suis là parce que j’adore me peler le cul tard le soir ? Évidemment que j’attends quelqu’un. Quelqu’un capable d’allonger une poignée de billets, tu peux le faire, ça, toi ? Puis j’ai plus du tout envie de rigoler, quand il quémande la compagnie, annonce que je ne serais même pas obligée de me déshabiller. Il ne demande pas le tarif, le brun, pense juste que je suis comme lui. Mais comme lui comment ? Je ne sais pas ce que tu es, toi, je ne sais pas si tu es comme moi ni même pourquoi t’aurais envie de passer du temps avec moi, d’obtenir ma compagnie pour autre chose que de la baise. Ça me fait hésiter, me fous mal à l’aise. Jamais aucun gars n’était venu comme lui. Les gars les plus graveleux s’avéraient être ceux incapables de me toucher, passant plus leur temps à chialer sur leur vie misérable qu’autre chose. Mais toi, t’es pas comme eux, non, t’es différent. –Y a un hôtel juste à l’angle, que je largue après un temps de réflexion plus ou moins long. Bras croisés, j’avance, le laisse payer la chambre, grimpe les escaliers pour arriver au premier. Chambre numéro sept, je ne sais pas si ça doit nous porter chance ou pas du tout. Je retire ma veste avec la force de l’habitude, la laisse s’échouer sur la chaise, retire mes talons, m’installe sur le lit sans rien défaire. Les collants ont été retirés à la première passe, ne reste que le rouge aux genoux, de ces mêmes blessures qu’ont les gamins à l’école. – Viens que je lui souffle en tapotant la place à côté de moi. J’attends qu’il s’installe, pose l’oreille tout contre son torse où résonne le myocarde qui tambourine dans sa cage. Un couple presque normal en apparence, mais en apparence seulement. Parce que nous ne sommes pas en couple et que tu es tendu et que tout ça n’a rien de naturel.

L’ombre plane au-dessus de ma tête, cette ombre invisible à mon regard. Celle d’un père dont la souffrance déforme les traits. Il n’a plus que la moitié de son visage et un trou béant qui lui perfore la poitrine à tel point qu’on y voit au travers. Il attend, le père, il attend que sa fille soit prête à l’entendre et le comprendre et lui, il a l’éternité devant lui. Âme tourmentée qui ne connaîtra le repos que lorsque sa fille comprendra qui elle est et qu’elle les aura vengé, lui et sa femme - sa mère. Son cœur se déchire à chaque fois qu’il voit ses hommes souiller sa merveille. C’est qu’il voudrait les tourmenter, l'a fait au début, durant de longues semaines, jusqu’à rendre fou tous les hommes qui se sont emparés de son innocence. Mais cela n’a servi à rien, non, à rien. Sa fille adorée ne l’a jamais su, pire encore, elle a choisi elle-même cette voie aujourd’hui. Il lui murmure chaque nuit son histoire. Il lui raconte qui elle est et ce qu’elle pourrait devenir si seulement elle savait. Il lui susurre qu’il l’aime et qu’il ne lui en veut pas.
Mais moi, j’ai honte de moi, papa.

(c) DΛNDELION

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Who's in your shadows ? Who's ready to play ? Are we the hunters ? Or are we the prey ? There's no surrender and there's no escape. This is a wild game of survival. © Ruelle.
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MessageSujet: Re: Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas EmptyVen 12 Avr 2019 - 21:23


❝ Neath the black,
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La confusion tiraille le carafon tandis qu'il jauge la jolie catin, l’œil embrumé par les poisons graillant les artères. Il ne sait plus trop ce qu'il fabrique, Nick, ni pourquoi il éprouvait le besoin de payer une racoleuse pour obtenir un quelconque réconfort... qu'il n'aurait jamais. Que ce soit une prostituée ou une femme qu'il aurait accosté lors d'une soirée, il n'y avait aucune différence. Des illusions, c'est tout. Elles finissent par disparaître, et le vide est encore là, lui. Toujours. Lors d'un instant, la ribaude semble irrésolue, davantage égarée qu'il ne l'était. Tu crois que j'suis cinglé. Et t'as raison. Psychopathe, non, mais il avait certainement un paquet de parasites nichés au tréfonds du crâne, et la came qu'il avait sniffée ne devait en rien simplifier les choses. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Il hésite, le paumé, à lui dire de laisser tomber pour ensuite se tirer vite fait, se faire oublier, mais la brunette opine, lui désignant un hôtel planté à proximité. Silencieux, il acquiesce, et s'occupe des frais de la chambrée une fois le seuil entamé...

Chambre numéro sept. Nid douillet aux arômes d'inconfort. Parce qu'on demande pas à une pute de seulement rester là, sans rien faire, juste pour être auprès de quelqu'un. La lourde est refermée sur son passage, et il reste en retrait, malaisé par cette situation qu'il avait lui-même engendrée. Plausiblement qu'elle allait se moquer de lui avec ses copines, à piailler du camé qui lui avait refilé du pognon pour une nuit banale, sans exiger la nudité et ses salacités. Possible, mais on s'en fout. J'suis peut-être bizarre, mais j'suis persuadé que ça t'arrange. Il la trouvait séduisante, la brunette, et n'aurait pas rechigné à des ébats charnels avec elle, mais le besoin d'une présence était plus impérieux que le reste. Aucun besoin de parler ou d'inventer des excuses pour se barrer. Pas d'attentes, pas d'engagements, sans obligation à recommencer dans l'avenir. Ça m'va, comme ça. Même pas besoin de tirer un coup. J'veux juste que tu sois là, maintenant. Peu importe qui t'es. J'veux pas te juger. J'veux seulement... passer du temps avec quelqu'un comme moi.

Les mirettes toisent tandis que la veste et les godasses sont retirés, et qu'elle prend ses aises sur le moelleux de la paillasse, l'invitant à se poser à ses côtés. Quelques secondes d'hésitation, avant de remuer lentement les échasses pour aller la rejoindre. C'était pas une bonne idée. Non, puisqu'il n'y avait rien de spontané à cette scène. C'est comme foutre une piécette dans un jukebox, appuyer sur le bouton pour que la chanson qu'on veut entendre crache sa musique. C'est mécanique, y'a rien de vrai. Il n'était pas doué en comparaison, Nick, mais le fond restait cohérent, selon lui. Fallait m'attendre à autre chose, peut-être ? Non, évidemment, et si ses neurones n'avaient pas été aussi largués, cette stupide idée ne l'aurait jamais effleuré. La tête posée contre son poitrail, la catin joue le jeu, même si l'interprétation n'avait rien de réaliste, et qu'elle causait davantage l'inconfort qu'une sensation d'apaisement. Il s'agite un peu, l'égaré, ressent le malaise jusqu'à la moelle, malgré la fragrance de sa carne, effluve doucereux agréable à odorer. Les prunelles fixent le vide tandis que les cervicales se font plus lucides, réalisant soudainement l'absurdité de sa demande.

Le clapet s'ouvre, ayant l'intention de mettre fin à la comédie, mais se referme sans émettre un son. Un mouvement fluide, non loin de la porte de la salle de bains, capte le coin des rétines. Les sourcils se froncent et la carcasse se braque. Il anticipe, le fou, sait qu'un parasite lui dérobe la sanité, comme toutes ces autres fois, depuis trop longtemps. C'est pas l'moment pour ces conneries. Le griset de ses iris oscille, furète craintivement vers l'agitation diaphane ondoyant dans la sombre pièce. Et il le voit, l'homme. La gueule déglinguée, à moitié arrachée, et le torse foré, vulgairement bigarré d'hémoglobine. Bloody shit. Le palpitant déraille, bombarde le thorax, tandis qu'il dévisage le moribond, qu'il croit être - pour la millième fois, si ce n'est pas davantage - une hallucination fomentée par son profond mal être. Le corps s'étarque, bondit, se retrouve debout sur ses guiboles en un rien de temps. Planté devant la brunette, Nick gambille, fixe le sol, comme le ferait un homme timide ou embarrassé. La timidité, il ne connaissait pas, mais abaisser son regard vers nul part lui évitait de le regarder, lui, afin de ne pas envenimer son délire de fêlé.

« J'crois que j'ai un peu trop abusé d'la dope... j'vais aller prendre un peu d'air, dehors. Juste quelques minutes. »

Elle ne semble pas le croire, la jolie, lui accorde un regard suspicieux, blindé de reproches. Un brin agacé - surtout pressé de quitter la chambre -, il fouille dans une poche, en extirpe un trousseau de clefs qu'il balance à côté d'elle, sur le matelas.

« J'ai pas l'choix de revenir, j'ai besoin d'mes clefs... j'reviens dans pas long. »

Et il la délaisse, prend la tangente vers la sortie, droit devant. Peut-être qu'en prenant un peu d'air, ça passera. Ouais. J'suis peut-être seulement nerveux et ça déclenche cette merde. Il n'en savait rien, il n'était pas psy et n'avait jamais compris pour quelle raison sa cervelle dérapait de façon hasardée, en lui imposant des visions macabres, sans pré-établir un layon concret. Il ne faisait que des suppositions, croyait que le tout était relié à l'anxiété, à une enfance malsaine, peut-être. Des putains d'séquelles, qu'est-ce que j'en sais. Il en saurait davantage s'il ne se bornait pas à refuser d'aller consulter un toubib spécialisé, mais seulement l'idée de lui déballer les détails de sa vie, le rebutait.
J'préfère rester cinglé...

***

Le temps s'étiole, encore et encore... et enfin, la porte de la chambre s'ouvre à nouveau. Incertain, le pauvre diable hésite avant d'en franchir le seuil, les mirettes s'égarant un instant dans la pièce, redoutant la présence malvenue de... ses élans de folie. Le cadavre ambulant s'était volatilisé, du moins, il ne voyait qu'elle, toujours assise sur le lit. La carcasse se délasse tandis qu'il entre et referme derrière lui.

« Désolé pour l'attente. J'ai demandé au type à l'accueil s'il avait des pansements et de l'antiseptique. J'ai vu, tes genoux... j'crois que c'est plus prudent de nettoyer... j'vais l'faire. »

Il s'active, Nick, s'avance vers elle, trousse de premiers soins en main. J'vais l'faire, comme ça, ça empêchera peut-être ma cervelle d'imaginer des mochetés. Et si ça fonctionne pas, j'vais t'payer et m'tirer. La payer, pour le temps perdu. Pour avoir accepté de l'accompagner. Et il savait qu'elle en avait de besoin, surtout. Tu serais pas ici avec moi si t'en avais pas besoin. Prenant place sur le lit auprès d'elle, il ouvre la boîte et retire tout le bordel pour l'étaler sur le matelas, inspecte la marchandise, puis s'empare du nécessaire pour désinfecter. J'suis devenu un pro pour faire des pansements. Il avait passé sa jeunesse à se soigner lui-même, à panser les maux que lui avait infligé... le monstre. Silencieux, il s'applique à la tâche, use de douceur pour ne pas provoquer la douleur. Et il cesse de bouger lorsqu'il entend une voix masculine, inflexion gutturale prononçant un prénom. Nastia. Son regard tangue vers la fenêtre, et il le voit, encore, l'homme écorché. Putain, mais dégage ! Ses yeux se ferment un furtif instant, et lorsqu'ils s'ouvrent, Nick tente de l'ignorer, poursuit ce qu'il avait commencé, se focalisant uniquement sur elle.

« Si t'avais les moyens de faire autre chose... tu ferais quoi ? J'veux dire... j'suis certain que d'faire les trottoirs, ça t'plais pas... t'es pas obligée de répondre si tu veux pas, Nastia... j'essaye seulement de... garder ma tête à la bonne place... », finit-il par marmonner, un sourire tendu lui écorchant les lippes.

Il avait prononcé son prénom, sans même en avoir conscience. Comme si le moribond lui avait flanqué entre les babines à son insu. Parle-moi de c'que tu veux, peu importe, mais me laisse pas m'égarer. J'ai besoin qu'tu parles. Fais-le disparaître.


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MessageSujet: Re: Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas Neath the black, the sky looks dead ϟ Nastia & Nicholas EmptyJeu 18 Avr 2019 - 21:10

Neath the black, the sky looks dead

« Petite, t’as le sentiment d’être différente tu ne marches pas dans les clous, c’est peut être toi qui a raison et les autres qui sont fous. Après tout, qui créé les codes et les tabous, qui a dit ceux qui rentraient pas dans le cadre deviendrait rien du tout. Apprends à t’aimer toi, t’es quelqu’un de spécial, spécial c’est suffisant, pas besoin d’la jouer original. B. Pravi. »


Se toucher, juste se toucher, s’entrelacer sans autre forme de désir charnel, sans pulsion primitive, ça rend tout de suite les choses plus difficiles. Les tiges glissent à son torse et la cabèche imagine le grain et la douceur de sa peau. C’est différent. Différent des autres fois, de ces autres types qui ne prennent jamais le temps de rien. Ouais, c’est différent parce qu’il ne bande pas, le brun, parce qu’il ne souffle pas son désir au creux de mon oreille. Il reste statique, fixe un point invisible sur le mur, absent, fuyant cette réalité. Alors je me contente de regarder le rouge à mes ongles, celui qui s’écaille par endroits, mais qu’aucun mâle ne remarquera parce qu’ils se foutent des détails du moment que je ne sens pas le rat crevé et que je n’ai pas la fente bordée de pustules ou suintante d’un autre non invité. Je crois que c’est la première fois, ouais, la toute première fois que je reste dans un pieu avec un homme sans avoir à baisser ma petite culotte, sans avoir à ouvrir grand la gueule pour les avaler sans y mettre les dents de peur de voir mes tarifs baisser.
Son palpitant déraille et le mâle fait un bond, s’arrache à mes bras et ma carcasse pour se planter juste à côté. La surprise me fait froncer les sourcils jusqu’à ce que le visage s’adoucisse. Il agit tel un adolescent, ils sont souvent comme ça, la première fois. Tendres, timides, n’osent pas vraiment toucher, n’arrivent que rarement à bander. Les prunelles glissent à ses mains à la recherche d’une alliance. Morceau de ferraille qui vient les rappeler à leurs obligations et toutes ces foutues conneries qu’ils se sont promises devant un Dieu facétieux. Mais rien, pas même la trace d’une. Babillages qu’il me large, le brun qui se sent soudainement pas vraiment bien. Le corps se tend et le minois se ferme. Tu vas te tirer et ne jamais revenir. Ouais, tu vas te tirer sans me payer parce que tu te rends compte que tu viens de faire une connerie. Laisse-moi deviner, t’as honte ? Je te fais honte ? Probablement que oui, je suis une putain après tout, personne ne se targue d’aller en voir une. C’est étrangement désagréable à l’intérieur du poitrail, comme une trahison merdique quand il n’a rien à promettre. Je ne sais même pas comment tu t’appelles. Je crois, je crois ouais que je me suis laissée berner par ta trogne défaite et ton discours. Je te croyais différent, je pensais que tu serais comme moi, comme quand tu l’as dit. Mais tu m’as menti. Les reproches luisent dans le regard et le foudroient sur place. Je me sens bête, partagée entre l’envie qu’il se tire et celle qu’il me revienne. Qu’est-ce que tu as fait ? Le cœur se serre et se pince, la lippe coincée entre les chicots pour ne pas m’égarer dans les mots. Pour ne pas avoir à lui demander de rester ou revenir. Mais la carcasse s’exprime malgré tout. Clés qu’il balance sur le dessus-de-lit comme pour me rassurer sur ses intentions. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Après tout, tu ne me dois rien. Rien qu’un peu de mon temps, de ce temps qui s’achète généralement. C’est qu’il aurait pu simplement balancer quelques billets au hasard sur la table sans dire merci, au revoir ou à jamais. Mais lui, il fait comme s’il me devait quelque chose, comme si nous étions liés par autre chose qu’un contrat entre un particulier et sa putain. Il m’abandonne, me plante là en claquant la porte. Un soupir s’extirpe d’entre les babines quand l’Autre roule sous la carne, frustrée et agacée. Je m’abrutis sur des jeux débiles qui jonchent mon téléphone dans l’espoir de faire passer le temps. Mais je voudrais que tu reviennes, maintenant. Les guiboles m’amènent jusqu’à la large baie vitrée d’où je peux apercevoir la rue, ses voitures et ses lampadaires qui crachotent leur lumière jaune orangée. La silhouette du mâle reste introuvable malgré le museau qui se colle à la vitre. Enfant paumée cherchant sa lumière dans l’obscurité. Les peut-être enflent sous le front. Peut-être que les clés ne lui appartiennent pas, que c’est un trousseau qu’il a ramassé comme ça. Peut-être qu’il ne reviendra pas, jamais, qu’il cherchait juste à se tirer. Peut-être qu’il m’aimait bien, ouais, qu’il m’aimait bien dans la lueur feutrée de la nuit et que le charme a cessé d’opérer, une fois les lumières de la chambre allumées. Peut-être, peut-être, peut-être…
Je me résigne à abandonner mon point d’observation, préfère profiter du confort d’un grand lit. D’abord allongée, les paupières closes, les cauchemars ressurgissent comme autant d’aiguilles se plantant au derme. Je suffoque et me redresse, retrouve ma position initiale, le souffle court et la trogne désabusée. Le myocarde s’agite, peine à se calmer. C’est qu’il y a du sang, une rivière de sang et des cris, toujours des cris, tout le temps, tout le temps, là-dessous, dans la cabèche. Ça me rend folle, ça m’oppresse de ne pas me souvenir, de ne pas connaître la vérité. Cette vérité que je n’ai jamais vraiment cherchée, qu’on ne m’a surtout jamais laissé trouver. Tu n’es personne, juste un nom et un prénom, juste une pauvre fille qu’on se souvient vaguement pour avoir ornée les bouteilles de lait et fait les gros titres dans la presse et le journal télévisé. Mais tu n’as pas de passé, pas de parents, pas de souvenirs de ton enfance. C’est comme être vide en dedans, tu te contentes de survivre sans savoir où aller, sans savoir ce que tu désires. Tu vois les rêves des autres se réaliser, mais toi, toi Nastia, est-ce que tu en as seulement eu des rêves ? Des vrais ? Pas ceux que te refourgue la société, non, les tiens, seulement les tiens tout au fond, enfouis sous la crasse.

Les pensées divaguent et je gronde instinctivement quand la lourde s’ouvre à nouveau. Et c’est Lui. Seulement Lui. Il est revenu quand je le pensais perdu. Son regard balaye la chambrée avant de s’avancer, trousse de soins en main. Et il explique, le mâle. Les genoux qu’il a repérés, les meurtrissures qui les parsèment et son envie de réparer le visible. Le minois se tord, mais ne dit rien. Il s’avance, ouvre sa boîte et s’active à nettoyer les plaies. Le regard est presque tendre. Fascination pour le mâle et ses doigts qui se pressent sans vouloir faire mal. Je ne contemple plus que son visage, cherchant derrière les pupilles ce qui cloche ou va clocher. Je ne me souviens d’aucun élan d’affection, de rien, rien que des regards sales et lubriques. Mais jamais ça, jamais comme lui. Puis la question froisse les traits, pète la bulle et les jolies couleurs qui la bordaient. Crois-tu seulement que ça puisse plaire à quelqu’un, de faire le trottoir ? Tu penses que l’on fait ça par amour pour les corps et les coups, par amour pour le sexe lucratif ? On le fait parce qu’on n’a pas le choix. On le fait parce qu’on ne sait rien faire d’autre. On le fait, parce que c’est de l’argent facile, c’est tout, ouais, c’est tout. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je voudrais faire si j’en étais capable, que le prénom résonne entre les murs. C’est la carcasse tout entière qui part d’abord en arrière. La menotte achoppe la paire de ciseaux dans la trousse et je le pousse et repousse, l’enjambe tandis qu’il s’écroule sur le sol. La pointe de l’arme improvisée s’enfonce dans le tendre de la chair, se loge au niveau de l'artère, foutue carotide qui palpite sous la pulpe des doigts. La folie pointe derrière les prunelles et y danse. – T’es qui putain, t’es qui ? Que j’ahane, mortifiée. La peur logée au bedon, celle qu’on m’ait retrouvé.  Mon porc de maître ou mon cinglé d’oncle. –Comment tu sais comment je m’appelle ? Comment tu le sais ?! Je ne l’ai jamais dit. À personne, t’entends ? À personne ! Qui t’envoie ? C’est lui ? C’est Aedan cet enfoiré de mes deux ? Et la main tremble, le palpitant s’emballe et vient battre jusqu’au bout de mes doigts. La robe est remontée tout en haut des cuisseaux et les écorchures se sont ré-ouvertes.

Le père enrobé de putrescence jauge le minot et sa fille. Les bras croisés couvrent partiellement le trou béant dans sa poitrine, il hoche la tête comme pour lui dire qu’il peut parler, lui parler maintenant. Mais le brun semble vouloir le fuir encore et encore. L’ombre se déplace, gueule juste à côté de la sienne. Un murmure qui enfle et se faufile à son oreille comme un souffle glacé. –Elle doit savoir, tu dois lui montrer. Et il aime travailler ses sorties de scène, recouvre le minois de sa fille. Fantôme hantant le garçon. Le faciès se déforme et la gueule béante s’ouvre en grand comme pour le gober avant de fondre sur lui et disparaître en fumée. –Parle à ma fille, parle à Nastia susurre la voix gutturale avant de s’évaporer.

(c) DΛNDELION

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Who's in your shadows ? Who's ready to play ? Are we the hunters ? Or are we the prey ? There's no surrender and there's no escape. This is a wild game of survival. © Ruelle.
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